Aux frontières de l’invisible: magie et croyances dans l’Arc jurassien
Dans l’Arc jurassien comme ailleurs, l’interaction avec les puissances invisibles est un fait social qui ne relève pas de l’anecdote et qui en dit long sur la société, présente comme passée. Levant le voile sur ce qui échappe à la vue, deux étudiantes en histoire de l’UNINE présentent les résultats de recherches inédites à l’occasion d’une table ronde sur la sorcellerie et la guérison par le «secret».
Suivie d’un apéritif de clôture
«Esprit es-tu là?»: psychologie et magie à Genève
À la fin du 19e siècle, la psychologie émergente s’intéresse aux phénomènes occultes. À Genève, des savants explorent le merveilleux. Ils publient des études sur la transe spirite et les talismans conservés au Musée d’ethnographie. Nous aborderons l’intérêt scientifique pour la «pensée magique» du fondateur du Laboratoire de psychologie, les travaux de Jean Piaget consacrés à l’enfance ainsi que les études psychanalytiques sur la névrose.
Camille Jaccard participera à une séance de signatures (BGE, salle du Catalogue) à l’issue de son intervention.
Sous le charme des plantes
Depuis la nuit des temps, les plantes permettent à nos ancêtres de se nourrir, de se soigner, de façonner et de teindre des objets, de confectionner des grigris, ou encore de lancer des sortilèges. Explorons le monde des plantes médicinales, comestibles et à usage mystique. Nous découvrirons et goûterons certains remèdes au gré d’une visite d’un jardin-forêt et, si la magie opère, peut-être testerons-nous le pouvoir des plantes.
Organisée par l’association La Libellule
Superstition et spiritisme durant et après la Grande Guerre
La Grande Guerre se caractérise par la place centrale occupée par la mort. Elle donne lieu à des conduites superstitieuses dans les tranchées et, après les combats, à des pratiques ésotériques pour composer avec le deuil de masse. Ces phénomènes seront envisagés à travers la parole des contemporain·es, qui cherchent à supporter le caractère absolu et inouï de la mort à la guerre.
Dolorisme et érotisme dans l’art charnel du début du 20e siècle
À l’issue de la Première Guerre mondiale, les spectacles qui mettent en scène des corps souffrants, ou plutôt résistants aux tourments qui leur sont imposés, se multiplient au cirque, au café-concert et au music-hall. Les fakirs s’offrent en martyrs et convoquent allègrement le pouvoir érotique de leurs supplices. Préfigurateurs de l’art charnel, ils jouent avec l’appétence du public pour la volupté cruelle.
Fleur Hopkins-Loféron participera à une séance de signatures (Uni Dufour, Librairie historique, rez) à l’issue de son intervention.








