Les âmes d'Atala

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en mai, ça nous plait, ça nous plait pas…

Salut !
C’est pas une habitude, mais presque, voici un p’tit post de retape (un peu trop long en vérité, mais vous pouvez aisément passer les quatre premiers paragraphes sans rien louper) pour vous annoncer, non pas une sortie de disque ou de livre (comme le dernier en date chez LADA, la division sonore des âmes d’Atala, Punk psychotique sous les drapeaux, et autres histoires, de Laurent Diox, toujours dispo à cette adresse : https://www.helloasso.com/associations/les-ames-d-atala/boutiques/lada), mais pour vous faire part de notre hésitation à participer à la FÊTE DU LIVRE POLITIQUE À LILLE, organisée par les éditions des Etaques, les 23, 24 et 25 mai prochains, à la Bourse du Travail de Fives (254 boulevard de l’Usine). https://lille.demosphere.net/rv/10188
Nous vous épargnons l’explication en détail des raisons de notre contrariété et de nos atermoiements, ça n’intéressera personne. Nous pourrions nous contenter de dire, avec une pointe de mauvaise foi, que tout est dans le titre : la fête (qui n’en est jamais une), la fête du livre (la marchandise !), la fête du livre politique (la fadaise) … mais ce n’est pas comme si nous n’avions jamais participé à ce type de rencontre auparavant (même si nous l’avons peu fait et toujours à reculons) !
Nous ne savons toujours pas vraiment ce qui nous a fait répondre favorablement à l’invitation très courtoise des organisateurs et organisatrices de cette petite sauterie, hormis notre faiblesse actuelle (individuelle et collective), notre vieillissement galopant (la vigueur à vieillir est un phénomène déroutant) et un empâtement certain (nous étions plus prompts fut un temps à la rebuffade). Nous nous sommes dit « pourquoi pas ? », « on a déjà participé à pire », même si à la réflexion, ce n’est pas certain, et puis « c’est toujours une occasion de diffuser un peu de bouquins et de disques sans trop se fatiguer », d’autant que nous n’avions rien d’autre de prévu ces jours-là. Bon, surtout, nous ne connaissions rien du programme ni à quoi ça allait ressembler, et depuis quelques temps, c’est vrai, nous sommes moins regardant.
Mais alors, finalement, pourquoi ce frein ? Et bien, ce n’est pas très net. L’idée du collectif des Étaques, c’est de « mettre en avant le travail incommensurable réalisé par les maisons d’édition qui œuvrent chaque année et sans relâche à enrichir la critique sociale, et nourrir nos imaginaires subversifs ». En lisant cette présentation (mais qui lit ça ?), nous nous sentons très peu concernés et donc nullement légitimes à participer à cette auto-célébration, d’abord parce que nous n’en branlons pas une, et que « l’incommensurable travail », ça nous fait doucement marrer ; ensuite parce que cette distinction que nous sentons se dessiner entre politique et ce qui ne le serait pas ne nous parle pas (nous aurions plutôt tendance à considérer que toute la masse d’écrits auto-proclamés politiques ou engagés parce que sociologisants, celle qui nous inonde et nous submerge aujourd’hui, ne l’est justement pas, politique, même si elle est de plus en plus clairement politicienne à mesure qu’on brade l’idée ou l’hypothèse révolutionnaire, ça, c’est certain !) ; quant aux « imaginaires subversifs », comment dire… il y a dans l’expression même de ces deux termes accolés toutes les raisons de la discorde.
Alors certes, s’embrouiller est plutôt saint, et nous remercions sincèrement les Etaques de nous en donner l’occasion, sans préjuger d’ailleurs – et nous tenons à le souligner – de la sincérité de ce collectif dans sa démarche et de son opiniâtreté à vouloir susciter le débat, mais la question que nous soulevons ici est dans quelle(s) condition(s) ? Et nous ne parlons pas seulement de modalités (même si ça reste un point important) : nous interrogeons surtout notre (in)capacité présente à le faire en soulignant ici notre propre incurie et notre propre inconséquence là où en face – et nombreux sont les fronts même s’ils ont tendance finalement à converger -, la question se pose moins, ça déroule ! Aussi, se fader un énième faux-débat autour de la question « Décoloniser l’antiracisme : Comment les luttes décoloniales bousculent-elles l’antiracisme ? » avec Houria Bouteldja du haut de sa chaire, ça ne nous embarque pas, pour dire le moins !
Bon bref, on ne sait pas trop quoi faire de tout ça maintenant que nous sommes annoncés y participant, si ce n’est de nous dire que personne ne remarquera finalement notre absence. Mais que cela ne vous empêche pas d’y faire un tour, hein, si vous n’avez rien de mieux à faire de votre week-end ! On y pointera peut-être aussi notre nez, par curiosité. Mais pour sûr, nous serons plus volontiers jeudi soir à la Bibli, le 22 mai donc, pour discuter avec Benoît Verhille et les éditions de la Contre-Allée. à l’anamorphose (https://anamorphose.noblogs.org/).  L’occasion de découvrir leur collection consacrée à la traduction, leur festival, D’un pays l’autre, mais aussi leur catalogue à travers les dernières parutions, ou celles à venir. Illes en profiterons sûrement pour causer de leur travail éditorial, celui de la langue, des langues, et ce jusque dans le quartier Fives – où elles s’inscrivent…
L’ANAMORPHOSE – 48 RUE DU LONG POT, À LILLE-FIVES

 

Allez, venez, par-delà les abysses, par-dessus les vergers ! Y’aura à boire et à manger, comme d’hab’ !
Et dans tous les cas, portez-vous bien (du moins autant que possible !) en venant par exemple là : https://www.heretik-magazine.fr/event-details/louie-pleure-night-12
L’OUÏE PLEURE NIGHT # 12 | HERETIK MAGAZINE
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Et ne vous privez pas de faire tourner ces infos !
Guerre à la guerre !
la bise
LADA

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22/05/2025

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