Un imagier des mondes invisibles
MERCREDI 9 NOVEMBRE 2022 de 15h00 à 17h00, dans le cadre de Cité philo à l’ Auditorium du Palais des Beaux-Arts, 18 bis rue de Valmy, à Lille…
En 1934, Jakob von Uexküll publie « un imagier des mondes invisibles » (Milieu animal et milieu humain). Dans ce livre, le biologiste estonien y propose quelques images cherchant à montrer comment le monde est vu par un chien, une abeille, une étoile de mer… En 2013, l’auteur-illustrateur Guillaume Duprat, s’inspirant d’Uexküll, édite un album jeunesse – Zooptique – qui dépeint un même jardin tel qu’il est vu par dix-neuf espèces différentes. Analysant ces imagiers, Thibault De Meyer vise à dépasser les discours relativistes qu’ils peuvent véhiculer (« à chacun son monde »). Pour cela, il propose de changer de focale : au lieu de s’intéresser aux albums tels qu’ils se donnent à voir (« tout fait »), il raconte comment les images « perspectivistes » ont été construites (« se faisant »). En reprenant le contraste fondamental de la pensée d’Henri Bergson entre le « tout fait » et le « se faisant », le jeune philosophe belge parvient à considérer les images comme des lieux de rencontres interespèces.
EN PRÉSENCE DE Thibault De Meyer, docteur en philosophie de l’Université de Liège
BIBLIOGRAPHIE :
- Le Bestiaire de Brunelleschi. Le perspectivisme et sa réinvention en éthologie (thèse de doctorat, Liège, 2022
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8/11/2022