Les âmes d'Atala

  • Publications
  • Blog
  • Qui sommes-nous ?
  • Contact
  • Soutenir

Ce que nous avons perdu dans le feu

http://www.buveurs-dencre.com/wp-content/uploads/2017/01/MARTINEZ.jpg

auteur

Mariana Enriquez

traducteur

Anne Plantagenet

Douze nouvelles. Un enfant de junkie disparaît du jour au lendemain dans un ancien quartier cossu de Buenos Aires, livré désormais à la drogue et à la violence. Des jeunes femmes se promettent dans le sang de ne jamais avoir d’amants et sont obsédées par la silhouette fugace d’une adolescente disparue. Adela, amputée d’un bras, aime se faire peur en regardant des films d’horreur jusqu’à en devenir prisonnière. Alors qu’il vient de devenir père, Pablo est hanté par la figure du Petiso Orejudo, un enfant serial killer. Un voyage confiné en voiture dans l’humidité du Nord se termine sur un malentendu. Marcela, elle, se mutile en pleine salle de classe, au grand désarroi de ses camarades. Vera, un crâne repêché dans la rue, se meut en double dénué de chair d’une femme au bord de la crise de nerfs. Paula, ancienne assistante sociale, se bat avec ses démons et ses hallucinations. Marco, lui, se cache derrière sa porte, mutique, espérant échapper à l’existence, dehors. Sous l’eau noire, des secrets bien gardés par la police sont prêts à ressurgir. Et des femmes, désespérées, s’enflamment pour protester contre la violence.

L’univers de Mariana Enriquez n’est pas tendre. Sorte de Julio Cortázar féminine et féministe, elle partage avec l’auteur de Tous les feux le feu, l’art de jouer avec les codes du fantastique sans jamais y plonger. Le monstre n’est pas tapi dans les bois : nous sommes les monstres. D’une main de maître, elle dessine avec Ce que nous avons perdu dans le feu un univers romanesque qui flirte avec l’horreur mais n’y sombre pas. Mêlant petites histoires et grande Histoire, elle évoque le passé de l’Argentine – ses morts, ses fantômes – par petites touches. Dans une langue délicate et faussement simple, elle déploie une construction narrative où le suspense et l’humour s’entremêlent pour mieux nous faire rire et frissonner du même coup.

Laisser un commentaire

8/08/2018

« Article précédent Article suivant »

Publications

  • Amer n° 1
  • Amer n°2
  • Amer n°3
  • Amer n°4
  • Amer n°5
  • Amer n°6
  • Amer n°7
  • Amer n°8
  • Amer Hors Série Enfants
  • Amer fanzine #1
  • Amer fanzine #2
  • Olga ou pourquoi j’ai cousu ma chatte
  • L’égoïste de Marcel Schwob
  • La Voluptueuse de Marcel Schwob
  • La Perverse de Marcel Schwob
  • Histoires hétéroclites
  • Noir & blanc
  • Miscellanées de Jean Lorrain
  • Sang froid
  • La Veillée de l’huissier
  • L’Apocalypse merveilleuse
  • Bernard Vital
  • Une mauvaise rencontre
  • Théorème de l’assassinat
  • Les Mauvais sous
  • L’égalité devant les asticots
  • Le Corps défait
  • Fosse Commune
  • Salomé 1900
  • TRAiTRE 001
  • TRAiTRE 002
  • TRAiTRE 003
  • Traitre Discographie
  • MAKACH 001
  • MAKACH 002
  • Kronstadt 1er album
  • Punk à singe
  • SEVICES
  • Ypaul de Quarse
  • Ostavka (Ep conclusions)
  • FUTURs MORTs
  • Fifth Era
  • Amer sonore

Archives

Liens

  • Au carrefour étrange
  • Barbotages
  • Bibliothèque
  • Chéribibi
  • Claude Izner
  • L'Alamblog
  • L'arbre vengeur
  • l'Ex, homme-âne-yack
  • L'incontournable
  • La fée verte
  • Le Boucher
  • Le chat rouge
  • Le Moine Bleu
  • Le Sandre
  • Les amateurs de Remy de Gourmont
  • Les Féeries intérieures
  • Les petites revues
  • Lilith Jaywalker
  • LMG névroplasticienne
  • Lucien Descaves
  • Marcel Schwob
  • Maupassant
  • Miscellanées
  • Octave Mirbeau
  • Oscar Wilde
  • Pierre Michel
  • Pole Ka
  • Quoique, la revue
  • Raoul Ponchon
  • Richepin
  • Sao Maï
  • Société Octave Mirbeau
  • tristesse souffrance haine

Méta

  • Connexion
  • Flux des publications
  • Flux des commentaires
  • Site de WordPress-FR