Les âmes d'Atala

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Ceux qui n’en mènent pas large (éditions 2008)

Une paire de perdants. Des nés finis. Lui, c’est Maman, Georges Maman ; acteur raté, fin de droits qui se paupérise mollement entre une cannette vide, une boîte de Canigou et un téléphone qui ne sonne plus. L’autre, c’est Dagonard ; gros poings, grande gueule, la bourrade sonore et la liasse accueillante. Assistant de cinéma. Un soir, l’assistant percute l’assisté ; se renoue alors, pour une nuit, une louche amitié. Une longue nouvelle à lire comme un journal de noyade où chacun apporte à l’autre le secours d’une bouée de plomb, la vue d’un naufrage plus rapide.
À noter en même temps la réédition de Jérôme chez Finitude et de L’Ombre des forêts à la Table Ronde dans la collection « Petite Vermillon », et depuis de Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet, d’Alfred Eibel, aux Éditions des Paraiges, 2017 et la réédition de La grande vie, chez l’Arbre vengeur, 2006, avec une préface d’Eric Dussert. Livre qui a reçu d’ailleurs le Grand Prix de l’Humour Noir du Spectacle pour son adaptation au théâtre par Denis Lavant.

 

 

Presse

Saloperie d’existence
Sur la couverture du livre, un dessin de Tardi campe en noir et blanc non seulement l’atmosphère, mais, peut-on dire, la réalité de ce fulgurant roman désespéré.
par Jean-Pierre Longre, http://jplongre.hautetfort.com/

À le lire ou le relire on se demande s’il n’est pas trop tard, ou peut-être beaucoup trop tôt, pour découvrir Martinet, écrivain girondin, critique, grand cinéphile et immense désespéré.  Ses livres sont tout ce qui semble aujourd’hui proscrit : crades, violents, emplis de filles trop jeunes et de pratiques indicibles, sans tabous ni morale apparente.
Juliette Joste, la Revue des Deux Mondes, février 2009

Ce bouquin est vachement bien! Servi par une plume cocasse et poétique, il nous embarque dans une ambiance à la Tardi où on retrouve le parfum des vieux films noirs.
Nadine Monfils, Focus Vif, 21 novembre 2008

Lire Martinet, écouter Parker, la grande vie

Un vrai bonheur de lecture que ce bloc de tristesse transcendé par la litote. (…) Mais derrière l’écran de l’histoire, une vraie poésie tragique, une mélancolie à trancher au hachoir. (…) Un vrai roman vraiment noir où l’on a envie de tuer l’autre juste pour lui fermer le clapet.
Pierre Assouline, La république des livres, 10 décembre 2008

Martinet a tout raté, sauf ses livres.
Bernard Morlino, Le Figaro Littéraire, 4 décembre 2008

Jean-Pierre Martinet écrivit peu, juste une poignée d’ouvrages saisissants comme autant de claques en pleine figure et de coups de gueule à vous assourdir, avant de quitter cette planète d’indifférence en 1993, à 49 ans.
Christian Robin, Courrier Français, 28 novembre 2008

Un style sans concessions, tout en violence et en émotion, qui frappe dur à la porte de notre indifférence.
Jean-Pierre Longre, Sitartmag, 26 novembre 2008

C’est du bon, du beau, du cinoche, du célinien, du Calet en bouteille. À découvrir absolument.
Service littéraire,
novembre 2008

C’est ça le monde de Martinet, un univers d’êtres plus ou moins déjetés, aux existences ravagées, dérisoirement inabouties, s’ aimantant entre elles comme celle de Georges maman, un raté de l’écran et celle de Dagonard, un « vieux rat cinéphile ».
Richard Blin, Le Matricule des anges, novembre/décembre 2008

Nuit noire
D’une plume cynique et désabusée, il racle consciencieusement les parois les plus sombres de l’âme humaine. C’est noir, admirablement noir.
Michel Genson, Le Républicain Lorrain, 9 novembre 2008

Martinet reparaît. C’est un plaisir de le découvrir dans sa prose sombre et cette noirceur teintée d’autodérision qui en fait un héritier de quelques prosateurs importants, Henri Calet ou Raymond Guérin.
La Montagne, le Journal du Centre, Le Populaire, Le Berry Républicain,
9 novembre 2008

Martinet vol brisé
Réédition de trois ouvrages majeurs de l’écrivain des bords de la Dordogne, mort en 1993. Un météorite à redécouvrir. .
Ceux qui n’en mènent pas large, court roman à la fois désespéré et drôle suit la dérive d’un acteur au chômage jusqu’au bout de la nuit, avec comme seule lumière celle, ténue, de son frigo vide.
Didier Pourquery,  Libération, Le cahier Livres,  7 novembre 2008

C’est un monstre. Un tordu. Un parano. Ou bien tout le contraire, un innocent, un poète, un sentimental, un visionnaire. Son nom : Jean-Pierre Martinet. Il fait semblant d’être méchant, mais il n’est que générosité. Il porte en lui un trop-plein de sensibilité qu’il ne sait transformer qu’en phrases noires et lumineuses. jean-Pierre Martinet geule son mal de vivre. Ou son désir de vivre, « c’est à voir ».
Martine Laval, Télérama, 15/21 novembre 2008

Il suffit de quelques lignes à Jean-Pierre Martinet pour capturer son lecteur, lui mettre un sac sur la tête et l’entraîner dans 100 pages sombres comme la poix.
Mikaël Demets, evene.fr, 3 novembre 2008

Il y a chez Jean-Pierre Martinet ce mélange d’ironie vacharde et de description impitoyable. Ces deux perdants, devant leurs litres de gros rouge vidés tour à tour et une boîte de Canigou, font sans cesse hésiter le lecteur : doit-il pleurer, ricaner ou s’alarmer devant un tel naufrage?
Christine Ferniot, Lire, novembre 2008

On ne sort pas indemne de la lecture de ce récit, d’une noirceur qui n’a d’égal que son cynisme, angoissant, d’une épaisseur de poisse. On reste comme « Stan Laurel lorsqu’il va se mettre à fondre en sanglots et que l’on est déjà écroulé de rire »
Christine Marcandier-Bry, Médiapart, 4 octobre 2008

Jean-Pierre Martinet n’est pas Marc Lévy, expert en ventes faramineuses avec rien. C’est du noir, bien noir, mais aussi de la gouaille joyeuse, du réfractaire aux molles pensée.
Martine Laval, Télérama.fr, 19 septembre 2008

Du pur jus de bile, interdît aux âmes sensibles mais servi par une langue poignante, non dénuée d’humour. Très noir, quand même, l’humour.
Arnaud Gonzague, Le Nouvel Observateur Paris île de France.

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17/07/2017

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