Les âmes d'Atala

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Sensations détraquées

sensations
August Strindberg


En août 1894, August Strindberg (1849-1912) quitte brusquement l’Autriche, où son mariage avec Frida Uhl l’a précipité dans un nouvel enfer conjugal et familial, pour Paris. Au terme d’un long voyage en train, il réside tout d’abord à Versailles. Tandis qu’il marche dans les rues et les bois de la ville, il voit ses repères disparaître un à un ; il est assailli d’étranges sensations qu’il essaie, sans y parvenir, d’expliquer scientifiquement…

Écrit directement en français et publié dans Le Figaro en novembre 1894 et janvier-février 1895, Sensations détraquées décrit les prémices d’une nouvelle période de troubles psychiques pour l’auteur de Mademoiselle Julie, que l’on qualifie souvent de “crise d’Inferno” car elle débouche sur l’écriture de ce roman majeur.

Texte sur la folie, Sensations détraquées est aussi et avant tout le récit d’un voyage vers la modernité, dont le symbole est Paris. En poète extrêmement curieux de son temps, à l’écoute de toutes les théories scientifiques, naturelles ou occultes de son époque, Strindberg se fait le catalyseur de ces changements et de la perte des repères qu’ils impliquent.

 

Et paru récemment…

L’eau brûle
Pierre Thomé & Christine Crozat

Moi  ? Jeter des homards dans l’eau bouillante ? C’était au-dessus de mes forces. J’ai décidé d’être toi pour le faire. C’était une façon de m’en sortir et de me venger. Une usurpation d’identité temporaire et gastronomique. C’est toi qui ferais le sale boulot. Pour être toi, je porterais tes attributs. Ceux que tu arborais à ton entrée en scène ce soir même. Tes gants et ta ridicule chapka de fourrure synthétique constitueraient le déguisement.

Chaque soir, un couple se retrouve après le travail, autour de la préparation du repas.
L’eau brûle navigue à l’envi entre la sensualité des goûts, des aliments et la finesse de l’observation de ces moments, de ces mots, rires ou agacements, qui construisent l’amour au quotidien.

Lumineuse, gourmande et limpide, l’écriture de Pierre Thomé questionne malicieusement notre rapport à l’autre et au temps. Se joue des parallèles entre la chimie subtile de la cuisine et celle, mystérieuse, des rapports amoureux.

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29/11/2016

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