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	<title>Les âmes d&#039;Atala</title>
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	<description>Maison d&#039;édition</description>
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		<title>Karaoké Chorale</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 15:49:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Un peu de copinage, assumé, puisque c&#8217;est pour une bonne raison et prétexte à saluer ceux et celles qui ont choisi de quitter Lille pour passer la Loire. On se souvient encore des soirées à chanter au cœur de la nuit, après avoir écumé les rades, à battre le pavé ou les sourires désagréables, les heures à brailler entasser à cinquante dans les bus de la police nationale entre deux jets de lacrymogènes, préférant braire que se taire, les chants gueulés autour des stades à attendre ceux d&#8217;en face qui nous prennent toujours par derrière, les slogans détournés au cul des manifs à attendre la première pierre à l&#8217;émeute, toujours les mêmes ritournelles pour se donner du courage avant la charge, les refrains qui résonnent sourdement dans la tête, quand on s&#8217;écroule fracassé, au petit matin, dans un canapé qui n&#8217;est pas le sien. Ce carnet de chants offert récemment sur un trottoir froid de Moulins sonne les 400 coups comme l’hallali, en mode souvenirs, nostalgie ou soirées à venir. Au choix ! Les 400 coups donc comme autant de battements de cœur quand l&#8217;adrénaline, l&#8217;alcool ou la tristesse nous parcourt l&#8217;échine et j&#8217;en place une pour les camarades Nico, Clément Trompette (Amer#5) et Manu&#8230; fidèle parmi les fidèles, wesh ma gueule.</p>
<p align="JUSTIFY">Ce <em>carnet de chants politiques et d&#8217;amours</em> est d&#8217;abord un mauvais jeu de mots, car c&#8217;est bien connu, dans ce domaine comme dans bien d&#8217;autres, les pires sont toujours les meilleurs, à savoir <em>Karaoké Chorale</em> &#8211; on vous avez prévenus &#8211; sous-titré <em>460 grammes d&#8217;art mineur pour greffes de chœur</em>. Et en quatrième de couverture, comme pour annoncer la couleur -en rouge criard et noir braillant &#8211; « <em>A la Sociale ! Aux asociaux !</em> ». Évidemment que ça nous parle. Évidemment qu&#8217;on se devait d&#8217;en parler. Donc ni une ni deux, on plonge nos yeux comme nos mains dans le chœur de la bête, la préface commence par le commencement, Lille et une nuit obligent : « <em>On braillait déjà nos tubes à l&#8217;époque, à trois sur un scooter, sur le pavé lillois </em>».</p>
<p align="JUSTIFY">Et poursuit par la suite :</p>
<p align="JUSTIFY">« <em>Mais c&#8217;est en pouce, de Porte d&#8217;Orléans et pour rejoindre les discussions tout à fait sérieuses qu&#8217;on descendit dans le sud, un beau jour d&#8217;été 2006</em> ».<span id="more-4604"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Tout ça pour en venir au but, par les gradins :</p>
<p align="JUSTIFY">« <em>Plus tard, la nuit bien installée autour d&#8217;un feu et de quelques verres, vint l&#8217;heure d&#8217;envoyer le répertoire. Mais il y avait un hips : notre duo s&#8217;était trouvé vite fait bien raide red veine, et nos invités s&#8217;emmêlaient les couplets. </em>La Maman des poissons <em>suggérait &laquo;&nbsp;Taillons-nous&nbsp;&raquo;, </em>Père Duchêne<em> proposait une virée à quelques heures de Barcelone, </em>la Môme catch-catch<em> nous parlait de l&#8217;Amérique, Léo expliquant qu&#8217;avec son tatouage Mort aux vaches, les indiens&#8230; Si tout ce petit monde voulait partir loin, notre route était plus courte &#8211; c&#8217;est parfois le cas quand il s&#8217;agit de se rendre à l&#8217;évidence. Entre nos propres trous de mémoire et le fait que presque personne ne connaissait les titres, on avait vraiment l&#8217;air&#8230; sans les paroles. Au matin, banalité du mal de crâne, on s&#8217;est demandé Que faire ? [disait l'autre en 1902]. Réponse en substance : pour le mal, un cachet ; pour les mots, un carnet. De ce jour, séparer le bon grain du livret prit du temps : c&#8217;est que, conséquence de rencontres canailles, le répertoire choral vint se greffer à l&#8217;histoire. Le tout fut entonné, étoffé, affiné pendant de longs mois, au fil des coups de coeur et autres week-ends sauvages. Puis ça se relie, se promet, s&#8217;Arlésienne ; arrive même le moment d&#8217;une souscription et de paris en bouteilles. Certains furent perdus, mais qu&#8217;importent les flacons pourvu qu&#8217;on ait le livret </em>».</p>
<p align="JUSTIFY">Au final ça donne :</p>
<p align="JUSTIFY">« <em>Beaucoup de chants politiques et d&#8217;amours, parce qu&#8217;on voudrait bien mourir vivants. Mais aussi des airs marins, c&#8217;est bon pour les bronches, et des tristes, pour déchanter en chantant ; des chansons encagées pour en finir avec toutes les taules, des joyeuses pour la route et des teigneuses pour garder en tête l&#8217;aversion originale ; d&#8217;autres encore sur le travail, c&#8217;est qu&#8217;on a vite fait de perdre sa vie à la gagner. Enfin, des spécimens de &laquo;&nbsp;chansons sociales&nbsp;&raquo;, du wock&#8217;n woll, du médiéval, de la variétoche et du ska reggae, des valses &#8211; même des javas, les enfants !, tout ça en plein de langues étrangères, l&#8217;international c&#8217;est un genre</em>. »</p>
<p align="JUSTIFY">Bref, « <em>300 pages thoraciques pour libérer les choeurs : sous ce pavé, des plages&#8230; musicales </em>».</p>
<p align="JUSTIFY">Et tant qu&#8217;à être précis, voici à travers les 27 thèmes abordés l&#8217;index des 444 textes de chansons ici recensées, soit 94 groupes, chanteureuses &#8211; ou presque – célébrés :</p>
<p align="JUSTIFY">«<strong> Chansons d&#8217;amours (Comprend qui peut) : </strong>A Saint Lazare &#8211; L&#8217;accordéoniste &#8211; Addio morettin &#8211; Adieu fillette &#8211; Les amants d&#8217;un jour &#8211; Amore mio non piangere &#8211; L&#8217;amour des hommes &#8211; L&#8217;amour qui s&#8217;fout d&#8217;tout &#8211; Les amoureux des bancs publics &#8211; L&#8217;ange – Ayazinp &#8211; Bambino &#8211; Bang bang &#8211; La belle de Cadix &#8211; Le bistrot &#8211; Lo boier &#8211; Brazil &#8211; C&#8217;est un mâle &#8211; Ça va, ça vient &#8211; Cade l&#8217;uliva &#8211; El carbonero &#8211; La caren de galina &#8211; La chanson de Prévert &#8211; La coco &#8211; Comme de bien entendu &#8211; La complainte de la butte &#8211; La complainte du progrès &#8211; Comprend qui peut &#8211; La despartida &#8211; Donna Lombarda &#8211; Durdjevan &#8211; E mezzanotte &#8211; E piu non canto &#8211; Eh ! Toto &#8211; Everything I own &#8211; Fais-moi mal – Fever &#8211; La foule &#8211; Gwerz ar vczhinerien – Hegoak -Jamaican farewell &#8211; La java bleue &#8211; Je ne l&#8217;ose dire &#8211; Je t&#8217;aime &#8211; La jeune fille du métro &#8211; Johnny, tu n&#8217;es pas un ange &#8211; Lo jorn de Mai &#8211; Julie &#8211; Léna &#8211; Léo &#8211; Ma môme &#8211; La mamma di Rosinal &#8211; Manu &#8211; Marcelle &#8211; La marine – Marlène &#8211; Mi caso mi madre &#8211; Milord &#8211; Miss Jamaica &#8211; Mon amant de Saint Jean &#8211; Ne pleure pas Jeannette &#8211; Non, je ne regrette rien &#8211; La noviota &#8211; Ohé les copains &#8211; On a fondé une Société &#8211; On n&#8217;a pas tous les jours vingt ans &#8211; L&#8217;orage &#8211; Où sont tous mes amants &#8211; Padam padam &#8211; Pellegrin, che vien da Roma &#8211; Petit homme qui vit d&#8217;espoir &#8211; La Piémontaise &#8211; La princesse et le croque-note &#8211; Putain de toi &#8211; Quand la mer monte &#8211; Quatre vingt quinze pour cent &#8211; Red red wine &#8211; Les ricochets &#8211; La Rombombo &#8211; Rose blanche &#8211; Sale petit bonhomme &#8211; Scandale dans la famille &#8211; Se canto &#8211; Sento il fischio &#8211; Siffler sur la colline &#8211; Soleil immonde &#8211; Sombre dimanche &#8211; Stornelli mugellani &#8211; Suson – Tchita &#8211; tel qu&#8217;il est &#8211; Le tourbillon &#8211; Trois matelols du port de Brest &#8211; Le trou d&#8217;mon quai Tumbalalaïka &#8211; Un beau soir &#8211; Une jolie fleur &#8211; Viva l&#8217;amore &#8211; Viva lutte le vezzoze</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Sur le travail [lat. Trepalium] : </strong>A la huelga &#8211; Adieu, cher camarade &#8211; L&#8217;amiante &#8211; Amorc mio non piangere &#8211; Andaluces de Jaén &#8211; Hallata del la FIAT &#8211; Bella ciao &#8211; La bessa &#8211; C&#8217;est lundi &#8211; Les canuts Chant des ouvriers &#8211; Eul&#8217; chomach&#8217; &#8211; Du fric à l&#8217;aise &#8211; En la plaza de mi pueblo &#8211; Et bailler et dormir &#8211; Fille d&#8217;ouvriers &#8211; Gli scariolanti &#8211; Gwerz ar vezhinerien &#8211; L&#8217;heure de la sortie &#8211; J&#8217;ai fantaisie Lavorare con lentezza &#8211; La lega &#8211; Le lundi au soleil &#8211; Merci patron &#8211; On n&#8217;a pas tous les jours vingt ans &#8211; Le poinçonneur des Lilas &#8211; Poverty knock &#8211; Power in a Union &#8211; El pozo Maria Luisa &#8211; Les salauds &#8211; Saluteremo il signor padrone &#8211; La Santa Caterina dei pastai &#8211; Sciur padrun da li béli braghi bianchi &#8211; Sixteen tons &#8211; Société anonyme &#8211; Sois fainéant &#8211; Solidarity for ever &#8211; Son la mondina &#8211; Les traîne-misère &#8211; Travailler c&#8217;est trop dur &#8211; Tu n&#8217;es qu&#8217;un employé &#8211; La vie s&#8217;écoule, la vie s&#8217;enfuit &#8211; Which side are you on</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Prisons (chansons encagées) : </strong>A la P&#8217;tite -A Saint Lazare &#8211; Biftons aux potes &#8211; Celui qui a mal tourné &#8211; Le chant des marais &#8211; La chasse à l&#8217;enfant &#8211; Dans les prisons de Nantes &#8211; Folsom prison blues – Le galérien – Imastedio -Javazouka – Léo &#8211; Die Moorsoldaten &#8211; Les oeillets rouges &#8211; Porta Romana bella &#8211; Lo presoner de Forcauquier &#8211; Le transporté &#8211; Zog nit keyn mol</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Chants de stades, de deuil et de carnaval </strong>: A la Roquette &#8211; Adieu à un artiste -Adiu paure &#8211; Alabama song &#8211; Allez les Verts &#8211; Les amants d&#8217;un jour &#8211; Bang bang &#8211; Guns of Navarone &#8211; L&#8217;hélicon &#8211; Hooligans &#8211; J&#8217;ai l&#8217;cafard &#8211; Lamento per la morte &#8211; di Pasolini &#8211; L&#8217;oncle Archibald &#8211; Quando che muore un prete &#8211; Salut à Copinard &#8211; Supplique pour être enterré à la plage de Sète &#8211; Le testament &#8211; You&#8217;ll never walk alone</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Chansons à boire, fumer, guincher :</strong> L&#8217;accordéon &#8211; Addio a Lugano &#8211; Adieu Paris &#8211; Alabama song &#8211; Amore mio non piangere &#8211; Arrosako zolan &#8211; La belle de Cadix &#8211; Bevi, bevi compagno &#8211; Les bourgeois &#8211; C&#8217;est un mauvais garçon &#8211; Casatchok &#8211; Ch&#8217;est un bon d&#8217;mi &#8211; La chanson de Craonne &#8211; La coco &#8211; Comme de bien entendu &#8211; La complainte de la hutte &#8211; Debout devant le zinc &#8211; Dirty old town &#8211; Drunken sailor Du gris &#8211; Emmencz-moi &#8211; La fleur bleue contondante &#8211; Le forban &#8211; La foule &#8211; Le galérien &#8211; Le grand Jacques – I&#8217;m a man you don&#8217;t meet every day &#8211; La java bleue &#8211; Je bois &#8211; La jcune fille du métro &#8211; Milord &#8211; Mon amant de Saint-Jean &#8211; Mon p&#8217;tit garçon &#8211; Navigator &#8211; On n&#8217;a pas tous les jours vingt ans &#8211; Où sont tous mes amants &#8211; Padam padam &#8211; Le p&#8217;tit bal du samedi soir &#8211; La plus bath des javas &#8211; Quand j&#8217;suis paf &#8211; Quand on s&#8217;promène au bord de l&#8217;eau &#8211; Quand la mer monte &#8211; Qui veut chasser une migraine &#8211; Red red wine &#8211; Salut à Copinard &#8211; Tant qu&#8217;ça tangue &#8211; Le tourdion &#8211; Un chat qui miaule &#8211; Le vin &#8211; Viva la bottiglia &#8211; Viva l&#8217;amore</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Chansons de faits et gestes d&#8217;hors-la-loi : </strong>La bande à Bonnot – Belleville &#8211; Ménilmontant &#8211; Brigante se muore &#8211; C&#8217;est un mauvais garçon &#8211; Cayenne &#8211; Celui qui a mal tourné &#8211; Chanson des pègres &#8211; Les charognards &#8211; Complainte de Mandrin &#8211; Dans la rue &#8211; Le forban – Frédo &#8211; L&#8217;homme à la moto &#8211; I fought the law &#8211; La java sans joie &#8211; Je suis une bande de jeunes &#8211; Jesse James &#8211; Johnny too bad &#8211; Laisse béton &#8211; La môme catch-catch &#8211; Die Moritat von Mackie Messer &#8211; II partigiano &#8211; Pétition d&#8217;un voleur à un roi &#8211; Riot squad &#8211; Un chat qui miaule &#8211; Vulesse addeventare</p>
<p align="JUSTIFY">[Première partie : la suite arrive ! Bah ouais, y'en a 444 l'aminche et il neige dehors. Comment te dire que j'ai autre chose à faire pour l'heure...]</p>
<p align="JUSTIFY">Alors évidemment, c&#8217;est Brassens qui occupe le haut du tableau avec 30 chansons retranscrites, suivi dans le désordre par Boby Lapointe, Fréhel, Raoul de Godevarsvelde, Renaud, Boris Vian et Edith Piaf, sans compter côté franchouillard, Eddy Mitchel, Noir Désir, Bérurier noir, Léo Ferret, Berthe Sylva, Coluche, Ludwig von 88, Damia, Jacques Brel et même X-or. Rayon fin-de-siècle, puisqu&#8217;ils ont pensé à Amer, Jean-Baptiste Clément, Gaston Couté, Jules Jouy, Eugène Pottier&#8230; On aurait bien vu un petit Richepin, mais voilà. Il faut en laisser pour le tome II ! De l&#8217;autre côté de la Manche, nous citerons The Specials, The Skatalites, The Pogues, The Clash, Prince Buster, Desmond Dekker, Cock Sparrer et Laurel Aitken. Puis les aminches : René Binamé, 8,6 crew, La Souris Déglinguée. Nous vous laissons découvrir le reste. A noter que la plupart des chansons estrangères sont (partiellement) traduites et que beaucoup de textes sont annotés. Rien que pour ça&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">En tous cas, c&#8217;est beau et c&#8217;est chaud ! On vous laisse un contact pour vous procurer ces 318 pages de rage et de bonheur et comme dirait le gazier : « Quand les airs et les mots seront tous dans vos cordes, vous pourrez toujours caler vos meubles avec. D&#8217;ici là des fêtes, moins de défaites, et même si l&#8217;important n&#8217;est pas la chute, enjoy yourself ! »</p>
<p align="JUSTIFY">nico.adresse at hotmail.com</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Aux chorales d&#8217;ici et ailleurs et aux taiseux du plat pays !</p>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:56:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<description><![CDATA[The Clash &#8211; Police &#38; Thieves.mp3 Download at rapidlibrary mp3 music]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table width="425" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
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<table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td>
<table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td align="center"><img src="http://mp3.rapidlibrary.com/images/5x5_tr.gif" alt="" width="5" height="5" /><span style="font-family: Tahoma; font-size: 9px;">The Clash &#8211; Police &amp; Thieves.mp3</span></td>
</tr>
<tr>
<td align="center" height="24"><object style="height: 24px; width: 220px;" width="220" height="24" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://mp3.rapidlibrary.com/player/player.swf" /><param name="quality" value="high" /><param name="allowscriptaccess" value="sameDomain" /><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><param name="flashvars" value="playerID=1&amp;bg=0xCDDFF3&amp;leftbg=0x357DCE&amp;lefticon=0xF2F2F2&amp;rightbg=0x64F051&amp;rightbghover=0x1BAD07&amp;righticon=0xF2F2F2&amp;righticonhover=0xFFFFFF&amp;text=0x357DCE&amp;slider=0x357DCE&amp;track=0xFFFFFF&amp;border=0xFFFFFF&amp;loader=0xAF2910&amp;soundFile=http://youngmanhattanite.com/Police &amp; Thieves.mp3 " /><embed style="height: 24px; width: 220px;" width="220" height="24" type="application/x-shockwave-flash" src="http://mp3.rapidlibrary.com/player/player.swf" wmode="transparent" quality="high" allowscriptaccess="sameDomain" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" flashvars="playerID=1&amp;bg=0xCDDFF3&amp;leftbg=0x357DCE&amp;lefticon=0xF2F2F2&amp;rightbg=0x64F051&amp;rightbghover=0x1BAD07&amp;righticon=0xF2F2F2&amp;righticonhover=0xFFFFFF&amp;text=0x357DCE&amp;slider=0x357DCE&amp;track=0xFFFFFF&amp;border=0xFFFFFF&amp;loader=0xAF2910&amp;soundFile=http://youngmanhattanite.com/Police &amp; Thieves.mp3 " /></object></td>
</tr>
<tr>
<td align="center"><span style="font-family: Tahoma; font-size: 9px;">Download at <a href="http://mp3.rapidlibrary.com/mp3.php?file=125956&amp;song=police+%26+thieves">rapidlibrary mp3 music</a> </span></td>
</tr>
</tbody>
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</td>
</tr>
</tbody>
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</td>
<td width="179"><a href="http://mp3.rapidlibrary.com"><img src="http://mp3.rapidlibrary.com/images/bg_main_l.gif" alt="Rapid Library" width="179" height="53" border="0" /></a></td>
</tr>
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		<title>Tombeaux</title>
		<link>http://zamdatala.net/2012/02/02/tombeaux</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 13:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<description><![CDATA[TOMBEAUX, d&#8217;après La Mer de la fertilité de Mishima, François Noudelmann Ed. Cécile Defaut, coll. Le Livre / La Vie dirigée par Isabelle Grell Extraits « Devant le balcon de la caserne, il est midi, le corps, devenu un seul muscle, a libéré le foutre de sang qui le gonflait. » « Mishima fut coupé en deux, séparé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><em>TOMBEAUX, d&#8217;après La Mer de la fertilité de Mishima</em>, <strong>François Noudelmann</strong></p>
<p>Ed. Cécile Defaut, coll. Le Livre / La Vie dirigée par Isabelle Grell</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Extraits </strong><br />
« Devant le balcon de la caserne, il est midi, le corps, devenu un seul muscle, a libéré le foutre de<br />
sang qui le gonflait. »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://fabien.osmont.free.fr/mishima/images/ymmuscu.gif" alt="" width="475" height="324" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">« Mishima fut coupé en deux, séparé désormais de toute volonté. Il a perdu la tête, ont déploré les gens de bon sens. Il a transmis un nom prestigieux à son fils, Esprit de la littérature et des arts martiaux, mais il lui a légué aussi cette tête sans maquillage. Baveuse et molle, elle laisse un souvenir entêtant pour la mémoire des survivants. »</p>
<p>« Relire Mishima jusqu’à son trait final a fendu la petite mythomanie de mon existence samouraï en<br />
produisant une lacération imprévue, comme une césarienne qui n’accouche de rien. »<br />
<strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Préface d&#8217;Isabelle Grell</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mishima, Noudelmann, témoins de passages</p>
<p style="text-align: justify;">Un an durant, François Noudelmann a porté sur son dos, à son bras, le long de son flanc les quatre volumes de <em>La Mer de la fertilité</em>. Fidèles comme une ombre, ils l’ont accompagnés parfois même malgré lui. Les ombres, en cette période de l’année, sont trapues. A la fin de l’hiver, elles sont sur le guet et n’aspirent qu’à s’allonger, à vous devancer, à vous dépasser.  Un an de temps change un homme. Ici, du 21 mars 2010 au 22 mars 2011 se sont passés 366 jours de vies. J’insiste le pluriel. Comme Noudelmann insiste sur le pluriel de « tombeaux ». On en découvre un, le regarde de près, prend le temps d’explorer ce qui se passe autour, minutieusement, lucidement et soudain, juste à côté, là, caché sous les feuilles de l’écriture, un autre tombeau. Des morts, la Mer de la fertilité en féconde d’autres, avec trois grains de beauté chacun. Ceux que François Noudelmann découvre si présents encore à son souvenir, lui fondent dessus, comme ça, sans crier gare et s’imposent dans la mer d’encre qui coule dans ces pages. Un homme surtout. Un revenant. Noudelmann, sans peut-être y penser en rédigeant cet ouvrage que vous avez sorti du lot des petits cimetières que sont les livres, confirme la formule sartrienne « ce n&#8217;est pas tout de mourir : il faut mourir à temps ». Et j’y vois une allusion à la fable de La Fontaine « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Editions Cécile Defaut<br />
Format 13 x 19 cm<br />
128 pages<br />
isbn 978-2-35018-314-5<br />
Prix de vente public: 14 €</p>
</div>
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		<title></title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 13:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.20th.ch/trottinette_rouge_des_annees_1970_small.jpg" alt="" width="580" height="479" /></p>
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		<title>Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 12:11:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici un conte de noël. Encore. Celui de Laurent TAILHADE (1854-1919), intitulé Un souper chez Simon le pharisien, tiré des Contes satiriques, contes inédits et Lettres parisiennes (publiés en 1929) qui aurait pu servir de préface à celui d&#8217;Edmond Picard, La Veillée de l&#8217;huissier, récemment édité aux Ames d&#8217;Atala, et illustré par Lolita M&#8217;Gouni. Autant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Voici un conte de noël. Encore. Celui de Laurent TAILHADE (1854-1919), intitulé <em>Un souper chez Simon le pharisien</em>, tiré des <em>Contes satiriques, contes inédits et Lettres parisiennes</em> (publiés en 1929) qui aurait pu servir de préface à celui d&#8217;Edmond Picard, <em>La Veillée de l&#8217;huissier</em>, récemment édité aux Ames d&#8217;Atala, et illustré par Lolita M&#8217;Gouni. Autant dire que nous vous en conseillons la lecture, et accessoirement, l&#8217;acquisition, en écrivant à l&#8217;adresse des Âmes d&#8217;Atala (cf contact)&#8230;</div>
<div style="text-align: center;"></div>
<div style="text-align: center;"></div>
<div style="text-align: center;"><strong>Un Souper</strong></div>
<div style="text-align: center;">
<strong> Chez Simon le Pharisien</strong></div>
<div style="text-align: center;">
<strong> <small>CONTE DE NOËL</small></strong></div>
<div style="text-align: center;"></div>
<div style="text-align: center;"></div>
<p style="text-align: justify;">Or, ce soir-là, neuvième du mois de Tebeth, Simon le Pharisien régalait quelques amis dans sa villa des Sycomores. L’assistance était nombreuse, choisie et respectable, composée d’hommes riches et de femmes à qui la durée du putanat rechampissait une virginité. La maison du Pharisien comptait, à bon droit, parmi les merveilles de Jérusalem. Des chevaux de race et des valets sans nombre en faisaient une demeure cossue, majestueuse et adéquate comme il sied à un notable commerçant. L’usure, le proxénétisme, l’attachement aux dogmes religieux immatriculaient Simon entre les plus dignes bourgeois. Ses opinions prépondéraient devant le Sanhédrin. Les vierges impubères n’avaient rien que de favorable à ses désirs. Il recevait les gens de Bourse, les marchands du Désert, les trafiquants nomades. Pour les divertir, il amenait à grands frais les Oulels-Naïls de la Cyrénaïque, des montreurs de singes et des ténors. Il louait parfois des académiciens, afin d’essuyer ses babouches dans leur creux poplité. L’on rencontrait chez lui Sully-Prudhomme, fils de Joseph, qui, sourd, timide et vierge irréductiblement, portait en plein visage, sous forme d’eczéma, sa croix de commandeur. Pierre Loti, dans ses voiles de bayadère, y fréquentait, s’oubliant, parmi les antichambres à causer de trop près avec les larbins noirs. Jean Lorrain y crachotait, en suceuse experte des médisances bordelières, de quoi les vieilles dames se pâmaient.<br />
<span id="more-4564"></span><br />
Doncques, pour fêter le solstice d’hiver et l’aube du grand jour annuel, on buvait ferme chez Simon. La salle du festin éclatait de joyaux, d’orfèvreries, de lumières et de vins. Sur une haute estade, vêtus de costumes bariolés, incommodes et somptueux, des musiciens barbares concertaient doucement. Les sambuques, les violes d’amour et les cymbales qui, jadis, éteignirent la voix d’Orphée, accordaient leurs soupirs aux flûtes adoniques. Sur les crédences mourraient de sombres fleurs, et, des buires violettes, les narcisses, les anémones tombaient en pétales odorants. Plus bas, sur les tables aux nappes de byssus et d’amiante, les fruits, les victuailles s’entassaient : grenades voluptueuses, dattes couleur de miel et raisins d’Engaddi. Les quartiers de chevreaux flanqués de laitues vertes, les pains azymes, les gâteaux saupoudrés de sésame et les fromages, sur un lit de cumin ou de fenouil. Des esclaves aux cheveux nattés offraient, de leurs mains adolescentes, les breuvages illusoires, versaient de haut, en un jet mince, et le vin de Chiraz et les muscats plus lourds qu’aux saisons vendémiaires, apporte de Syrie l’âne robuste et gai.</p>
<p>C’était l’heure où, parmi les odeurs chaudes, le fumet des viandes et l’exhalaison des membres en sueur, une ivresse grandit qui fait les cœurs joyeux et la lèvre confiante. Les convives parlaient tous, d’une voie aiguë et convulsive, aux accords de la symphonie lointaine.</p>
<p>Près du Maître, les Dignitaires s’étageaient, couverts de rubans, de crachats et de plaques honorifiques, chamarrés d’emblèmes ridicules. C’étaient les virtuoses du faux, les professionnels de l’homicide, les surhumains du crétinisme.</p>
<p>Teintes de fard, d’antimoine et de céruse, avec force chignons couleur de safran ou de henné, les vieilles patriotes contrepointaient leurs gorges blettes de lumineuses pierreries. Bob de Capharnaüm et Lucie de Bethsaïde, la fille du Tanneur, et les saintes femmes du Bal des Vaches montraient, jusques à la ceinture, le faisandé de leurs appas. Mais sous un dais de pourpre et dominant l’assemblée, une femme vêtue de noir causait avec Arthur Meyer, patricien de Venise. Chacun saluait en elle, avec un respect assaisonné d’admiration, la veuve du martyr, l’héroïne des cent mille francs, la Colonelle Henry.</p>
<p>Drumont, sous la robe verte et jaune, dont Véronèse peignit la brocatelle ; Francois Coppée, en velours de Gênes (tramé coton) ; Déroulède en fustanelle tricolore, et Barrès avec de véritables fausses dents, se groupaient, faisaient apothéose, cependant que Judet Iscariote arborait, non sans quelque emphase, son costume d’égoutier.</p>
<p>“ Moi, disait Coppée, je suivis, tout enfant, le régiment qui passe. Ma jeunesse verdoya d’amours ancillaires, tout comme un pot de basilic. Sans effort préalable, je devins bête à manger du foin. Le basilic est mort, le foin est desséché, la fleur de ma jeunesse est caduque ; mais la bêtise qu’on me voit permane dans l’éternité.</p>
<p>- Vive l’armée ! exclama Déroulède.</p>
<p>- A bas les Juifs ! hurla Gaston Méry, que Possien, ignoblement ivre, chavirait dans les bras de Pollonais, par le seul faguenas de sa malebouche pestilente.</p>
<p>- La chère est délectable, notifiait le marquis de Vascagat, redressant d’une main fébrile son toupet légendaire ; ce poisson, notamment, vous savez bien, mon cher Régis, le machin au bleu, était si culinaire que je me suis cru, le mangeant, à ma table de famille.</p>
<p>Ah ! ce ne sont pas des dreyfusards, les vidangeurs syndicataires ni l’anarchiste Pressensé qui offrent à leurs amis de tels régals !</p>
<p>- Voilà qui est parlé, mon benoît collègue approuva, ruisselant de graisse, le jésuite Drumont. Sur sa barbe, le vin de cinnaine coulait pêle-mêle avec l’huile de roses, noyant sous un flot de parfums les insectes coutumiers.</p>
<p>- Entre nous, cependant, la chose manque de gaîté. Le maître du logis aurait dû préparer quelque assassinat un peu folâtre et des négociants paisibles à égorger, pour le dessert.</p>
<p>Mais l’oraison du sociologue s’éteignit dans un hourvari formidable. Parmi les coupes brisées et les sauces épandues, quelques antisémites à poigne maîtrisaient Alphonse Humbert, écumant, épileptique, furieux, pour ce que Barrès venait de lui refuser cinquante centimes qu’il cherchait à emprunter. Celui-ci, très calme, fourrait dans sa poche les cigares à trois francs et les mégots entamés pour n’avoir pas à dépendre, le lendemain chez, son marchand de tabac.</p>
<p>Soudain, un roulement de voiture se fit ouïr, puis une voix de femme chevrotant un air connu :</p>
<div style="text-align: justify;">Arrête, cocher,<br />
J’ai mes trois cheveux pris dans la portière.<br />
Arrête, cocher,<br />
J’ai mes quatre dents sous le marchepied.</div>
<p style="text-align: justify;">Et chacun reconnut que c’était Marie-Anne de Kéroubim, la vengeresse de l’armée, la pucelle cocardière aux farouches boniments. Elle entra, comme Alcibiade au banquet d’Agathon, et, négligeant, cette fois, de baiser ses compagnes à la bouche, fut poser sa couronne sur le front de Déroulède qui, malgré l’héroïsme qu’on lui sait, bondit épouvanté. Des membres de la Ligue préservèrent sa retraite et Marie-Anne, un peu confuse, tendit ses violettes à Drumont qui, du moins, pour la laideur, commémorait Socrate.</p>
<p>- Tout ca n’est pas chouette pour deux ciguës, réitéra Peau-de-Requin, en vidant son petit verre de coca Marinoni. Ces gens-là sont trop poires. Ils font pallas et dix de gueule ; c’est marrant quand on est, comme eux et moi, fils de putain, putain soi-même, forçat ou maquereau. D’ailleurs, la viande kasher me donne envie d’aller au refile.</p>
<p>Ah ! nous aurions besoin d’un beau jeune homme pour en faire notre dieu et “ l’aimer comme papa ”. Ainsi chantai-je à Saint-Lazare ! Mais le truc du Nazaréen – un joli mec cependant – choit dans la mélasse. Il ne fait même plus rouspéter les flicks. J’ai vu, aux Quat’-z-Arts et ailleurs le pante Jehan Rictus, un loupiot à l’œil jambonnique. Il affure des pépètes en faisant Jésus-Christ avec les interjections de Bruant et les mots de Richepin. Il la relève en tombant les vieilles Madeleines ; on le loue comme un fiacre, chez les passionnées en retraite. Il fait la monte pour un larantque de console, à juste prix, les ventres quinquagénaires, tant la profession de Jésus, à présent, est décharde. Vrai, c’est un bon Dieu qui n’est pas fiérot.</p>
<p>- Vive l’armée ! appuya Déroulède.</p>
<p>- A bas les Juifs ! opina Drumont.</p>
<p>- Crevons Reinach ! dit un souscripteur de la Liste.</p>
<p>- Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine, proféra Millevoye.</p>
<p>Pendant ce temps, Humbert ayant trouvé prêteur, libellait un effet à quatre-vingt-dix-jours pour l’Ethiopien de service. Dans la pénombre discrète Lucie de Bethsaïde susurrait à Mme de Capharnaüm ces exclamations melliflues que l’oreille ne perçoit pas.</p>
<p>Alors une draperie s’écarta, révélant un paysage crépusculaire, de bois d’oliviers et de lauriers en fleurs. Dans une buée lumineuse, le Galiléen se montra, tenant son cœur rougeâtre ainsi qu’un massepain. Il porta sur les convives une dextre de lumière et, joyeux de leur union, les bénit avec douceur.</p>
<p>- Chrétiens, mes serviteurs et mon lignage, leur dit-il, j’ai fait pour vous des œuvres sans secondes. Je vous ai permis de garder vos membranes et de vous emplir de charcuterie. Vous avez brûlé le Sérapéum de Memphis. Vous avez émietté dans les fours à chaux les dieux tutélaires d’Athènes. Vos moines ont, sous l’orteil de leurs pieds sales, écrasé la Raison. Vous avez cuit Savonarole et tourmenté Galilée. Vous avez léché le crottin de Bonaparte, larronné la Révolution francaise, restauré les Jésuites et conquis M. Brunetière à vos desseins. Je suis content de vous ! Après deux mille ans, je veux encore vous bénir et vous récompenser. J’abolis, en votre faveur, les derniers scrupules qui prohibaient le larcin, le meurtre ou l’imposture. Vous ayant donné l’Affaire, je maintiens d’autres présents : mon nègre Cassagnac, la veuve du Faussaire, Jules Guérin l’assommeur, et Max Régis, l’estafier. Pour une longue suite d’ans, je vous concède Barrès, Drumont et Flamidien.</p>
<p>A ces mots, la foule reconnaissant combien il était dieu, se rua aux genoux du Visiteur. Plus rapide que l’onagre, Marie-Anne de Kéroubin inonda ses pieds d’eau de Cologne et, d’un geste fanatique les frotta de ses cheveux.</p>
<p>- Merci bien, dit Jésus, en l’écartant, mais ils sont par trop rares. Je n’aime pas l’humidité, craignant les rhumes de cerveau.</p>
<p>Et, d’un geste amical, il offrit ses orteils à la séduisante Capharnaüm qui les torcha, non sans élégance, dans le dernier numéro de La Libre Parole.</p>
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		<title>Pauvre Breton</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 12:08:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un article de Philippe Sollers : « (&#8230;) Je propose autre chose aux médias, radios et télévisions : toute personnalité politique sera interrogée pendant cinq minutes en direct sur des oeuvres incontournables. (&#8230;) Le triste François Baroin devra s&#8217;exprimer sur André Breton (&#8230;) ». http://www.lejdd.fr/Chroniques/Philippe-Sollers/Mon-journal-du-mois-de-Philippe-Sollers-478422/ ( Source : Mélusine)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un article de Philippe Sollers :</p>
<p>« (&#8230;) Je propose autre chose aux médias, radios et télévisions : toute personnalité politique sera interrogée pendant cinq minutes en direct sur des oeuvres incontournables. (&#8230;) Le triste François Baroin devra s&#8217;exprimer sur André Breton (&#8230;) ».</p>
<p><a href="http://%2522/" target="_blank">http://www.lejdd.fr/Chroniques/Philippe-Sollers/Mon-journal-du-mois-de-Philippe-Sollers-478422/</a></p>
<p>( Source : Mélusine)</p>
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		<title>L&#8217;Europe des esprits</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 23:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« L’Europe des esprits ou la fascination de l’occulte, 1750-1950 » est une exposition pluridisciplinaire qui explore l’emprise de l’occulte chez les artistes, penseurs, écrivains et savants, dans toute l’Europe, au fil des époques décisives de l’histoire de la modernité. L’exposition est organisée en trois volets qui traitent respectivement : - de la création artistique (peinture, dessin, sculpture, gravure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.tamsquare.net/pictures/D/Jean_Delville_The_Love_of_Souls__.jpg" alt="" width="400" height="643" /></p>
<p style="text-align: justify;">« <a href="« L’Europe des esprits ou la fascination de l’occulte, 1750-1950 » est une exposition pluridisciplinaire qui explore l’emprise de l’occulte chez les artistes, penseurs, écrivains et savants, dans toute l’Europe, au fil des époques décisives de l’histoire de la modernité. L’exposition est organisée en trois volets qui traitent respectivement : - de la création artistique (peinture, dessin, sculpture, gravure et photographie) et littéraire surgie de l’irrationnel et de l’obscur, - de la tradition ésotérique revisitée dans une vaste perspective chronologique qui embrasse ses textes fondateurs et son iconographie imprimée, - des relations entre phénomènes occultes et science, à travers l’évocation de figures de savants et d’expériences et la présentation d’instruments scientifiques Réunissant quelque 500 œuvres, 150 objets scientifiques, 150 livres et une centaine de documents, provenant de nombreux pays européens, L’Europe des Esprits se développe au sein du Musée d’Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg sur plus de 2500 m². ">L’Europe des esprits ou la fascination de l’occulte</a>, 1750-1950 » est une exposition pluridisciplinaire qui explore l’emprise de l’occulte chez les artistes, penseurs, écrivains et savants, dans toute l’Europe, au fil des époques décisives de l’histoire de la modernité. L’exposition est organisée en trois volets qui traitent respectivement :<br />
- de la création artistique (peinture, dessin, sculpture, gravure et photographie) et littéraire surgie de l’irrationnel et de l’obscur,<br />
- de la tradition ésotérique revisitée dans une vaste perspective chronologique qui embrasse ses textes fondateurs et son iconographie imprimée,<br />
- des relations entre phénomènes occultes et science, à travers l’évocation de figures de savants et d’expériences et la présentation d’instruments scientifiques<br />
Réunissant quelque 500 œuvres, 150 objets scientifiques, 150 livres et une centaine de documents, provenant de nombreux pays européens, <em>L’Europe des Esprits</em> se développe au sein du Musée d’Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg sur plus de 2500 m².</p>
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		<title>Bohème et révolution</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 23:25:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; 424 pages, 26 euros ISBN 978-2-35821-068-3 Bohème et révolution Journaux intimes (1910-1924) Erich Mühsam Présentation et traduction de Charles Daget Né le 6 avril 1878 à Berlin, pendu le 10 juillet 1934 par des SS au camp de concentration d’Oranienburg, le poète anarchiste Erich Mühsam a défendu sa vie durant le principe d’une société [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 0pt none;" src="http://www.editionsdusandre.com/images/catalogue/146.jpg" alt="" width="200px" height="330px" border="0" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<table width="100%" border="0">
<tbody>
<tr>
<td width="50px"></td>
<td width="50px"><a href="http://www.editionsdusandre.com/home.php?contexte=book_details&amp;id=87" target="_parent"><img src="http://www.editionsdusandre.com/images/Dauphin_petit1.jpg" alt="" width="50" height="20" border="0" /></a></td>
<td width="40px"></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="200px"></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" width="200px">424 pages, 26 euros<br />
ISBN 978-2-35821-068-3</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4" width="170px"><a href="http://www.editionsdusandre.com/home.php?contexte=cheque&amp;id=146" target="_parent"><img src="http://www.editionsdusandre.com/images/bouton4.gif" alt="" border="0" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: justify;">
<h3><em>Bohème et révolution</em></h3>
<h4><em>Journaux intimes (1910-1924)</em></h4>
<h5><strong>Erich Mühsam</strong></h5>
<p>Présentation et traduction de Charles Daget</p>
<p>Né le 6 avril 1878 à Berlin, pendu le 10 juillet 1934 par des SS au camp de concentration d’Oranienburg, le poète anarchiste Erich Mühsam a défendu sa vie durant le principe d’une société libérée des deux fardeaux pesant sur les épaules de l’humanité : l’État et le capital. Opposant lucide et irréductible à toute forme de nationalisme, il fut, au même titre que G. Landauer ou encore B. Traven, l’un des acteurs majeurs de la révolution bavaroise des conseils (1919), une révolution balayée par la social-démocratie allemande.<br />
Véritables « confessions d’un anarchiste », ces <em>Journaux intimes</em> constituent un témoignage irremplaçable sur la vie de la bohème avant 1914 – Mühsam fut une  figure du Schwabing, le Montmartre bavarois où il côtoyait le cabaretier Roda Roda et Franz Wedekind, la grande voix théâtrale de l’expressionnisme allemand –, et sur les conditions d’existence des révolutionnaires emprisonnés durant les premières années de la république de Weimar – il fut libéré en décembre 1924, à l’occasion d’une amnistie destinée à sortir Adolf Hitler de prison où il séjournait depuis son putsch raté de 1923.</td>
</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Vienne 1900</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 11:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;humour fin-de-siècle : Jean Marie et sa fille, Marine, se sont rendus vendredi 27 janvier 2012 en Autriche où un bal était organisé par l’extrême droite locale. Interrogé sur ce déplacement, Le Pen Père s’est fendu d’une déclaration qui a fait polémique : « cette magnifique manifestation qui retrace d’ailleurs le Vienne du XIXe siècle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://m1.menly.fr/wp-content/uploads/2012/01/jean-marie_le_pen_reference.jpg" alt="" width="430" height="298" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;humour fin-de-siècle :</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Marie et sa fille, Marine, se sont rendus vendredi 27 janvier 2012 en Autriche où un bal était organisé par l’extrême droite locale.</p>
<p>Interrogé sur ce déplacement, Le Pen Père s’est fendu d’une déclaration qui a fait polémique : « cette magnifique manifestation qui retrace d’ailleurs le Vienne du XIXe siècle, c’est Strauss, sans Kahn si vous voulez« .</p>
<p>C&#8217;est fin.</p>
<p>Marine Le Pen a défendu son père : « c’est une plaisanterie, un trait d’humour. Je le goûte plus que les traits des humoristes qui nous traitent successivement de gros cons, de salauds, d’étrons (…). Je vois qu’on est plus difficile avec l’humour de Jean-Marie Le Pen qu’avec l’humour de ceux qui sont payés soi-disant pour ça« .</p>
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		<title>MESRINE</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 13:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Demain soir, l'émission zapzalap vous propose d'entendre un document sonore peu connu. Il s'agit d'un enregistrement de Jacques Mesrine datant de 1972, qu'il enregistra à la suite de son évasion de l’Unité Spéciale de correction du pénitencier Canadien de Saint-Vincent de Paul (l’équivalent des QHS en France). Il y dénonce les conditions de détention particulièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" src="http://archives.carre.pagesperso-orange.fr/Bizos-Mesrine-Tir-Gde.gif" alt="" width="690" height="360" /></p>
<pre>
Demain soir, l'émission zapzalap vous propose d'entendre un document sonore peu connu. Il s'agit
d'un enregistrement de Jacques Mesrine datant de 1972, qu'il enregistra à la suite de son évasion
de l’Unité Spéciale de correction du pénitencier Canadien de Saint-Vincent de Paul (l’équivalent
des QHS en France). Il y dénonce les conditions de détention particulièrement difficiles et
dégradantes dans ces quartiers d’isolement. Ce disque de 56 min, intitulé "Mesrine parle encore",
à peine pressé, fut saisi par les autorités canadiennes.
L'équipe de l'émission précise qu'il faudra être indulgent, la qualité sonore n'étant pas toujours
au rendez-vous. Mais bon, en cette époque aseptisée, un petit son cradingue de temps en temps ne
fait pas de mal aux esgourdes. Vrai de vrai !</pre>
<pre>Tous les lundis de 19h à 20h sur Radio Campus 106,6fm
(<a href="http://www.campuslille.com/" target="_blank">http://www.campuslille.com/</a>)
<a href="http://zapzalap.wordpress.com/" target="_blank">http://zapzalap.wordpress.com</a></pre>
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