Les âmes d'Atala

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29/02/2012 - Commenter

Archives Jean Grave

Un billet du Préfet maritime sur la vente des archives Jean Grave ICI.

Pour celles et ceux que la question de la dispersion des archives et bibliothèques titille,  le cas Louÿs est abordé dans un article de Ian Geay, au sommaire du n°5 d’Amer, revue finissante…

29/02/2012 - Commenter

Pomme

28/02/2012 - Commenter

Les Petites Revues

Ça ne chôme pas du côté des Petites revues, le blog qui est consacré aux petites revues parues entre 1880 et nos jours pluvieux. Vous y trouverez, plantée ICI, au milieu du Grognard, Burdigala, Bouquet Ourdi et autres Réalités secrètes, une recension d’Amer, Revue finissante, cinquième révélation ! Merci à Mikaël Lugan pour le fastidieux et important travail qu’il accomplit et créez des revues nom de Dieu !

28/02/2012 - Commenter

ELOGE DU SUICIDE (Cioran)

28/02/2012 - Commenter

Le Jardin des supplices

Vendredi 2 mars à 18h30

Florence Lucas

Vernissage de l’exposition
A l’occasion de la parution de

Le Jardin des supplices
Aux éditions Le Lézard Noir
Exposition jusqu’au jeudi 15 mars

Autour d’un livre écrit par Octave Mirbeau, illustré par Florence Lucas et publié par Le Lézard noir.

Le Monte-en-l’air présentera à cette occasion, outre des dessins originaux, une série de sérigraphies réalisées par Frédéric Déjean en son Atelier de Bibliophilie Populaire.

Florence Lucas aka K.I.M. est une dessinatrice française née à Séoul qui vit et travaille à Paris. Elle a commencé sa carrière comme illustratrice et musicienne en réalisant des couvertures de disques de Flores Monstrosi, Kim Kong et Miyage sur le label Tigersushi, ainsi que d’autres pour Sister Iodine, Richard Pinhas & Merzbow. Elle a remporté en 2011 le prix de l’illustration du Club des directeurs artistiques ainsi que le “golden and silver Lion & the golden and the silver prices for design & typography” du Cannes Lions International Festival of Creativity en 2010.
Elle a travaillé pour des marques comme Cacharel (campagne AMOR AMOR en 2009), Le Coq Sportif, Yamaha, H&M, le festival Villette Sonique (de 2006 à 2010), a réalisé des textiles originaux pour Christophe Lemaire (hiver 2007-2008), Agnès B (été 2010), Lacoste (hiver 2012)…
En tant qu’illustratrice, elle a travaillé pour Les Inrockuptibles, Citizen K, Le Figaro littéraire, Above Magazine, Chronic’art et Standard.
Elle a publié “Manwatching” aux éditions Orbe et nous régale aujourd’hui de son interprétation du Jardin des supplices…

Ce roman, publié au plus fort de l’affaire Dreyfus, résulte d’un bricolage de textes conçus indépendamment les uns des autres, à des époques différentes, en des styles différents et avec des personnages différents. On trouve tout d’abord des articles sur la « loi du meurtre » : ils constituent le Frontispice du roman, qui présente une discussion d’après-boire entre intellectuels positivistes. Puis vient En mission, première partie d’une narration orale intitulée Le Jardin des supplices : il s’agit d’une caricature grotesque des milieux politiques français de la 3e République. Dans la troisième partie du roman, nous avons droit au récit d’une visite du bagne de Canton, sous la conduite d’une Anglaise sadique, perverse et hystérique, Clara. Ce mélange des tons et les multiples transgressions des codes de vraisemblance, de crédibilité romanesque et de bienséance contribuent à brouiller les repères littéraires et éthiques des lecteurs et à les mettre mal à l’aise.

Ce livre offre une occasion unique de redécouvrir le texte d’Octave Mirbeau, plongé dans l’oubli après sa mort à cause de ses excès de liberté et de contestation. L’intérêt de cette nouvelle édition réside aussi dans l’interprétation graphique que Florence Lucas, jeune artiste au style précieux et acéré; donne de ce classique décadent.

http://www.lezardnoir.org/2012/02/le-jardin-des-supplices-a-paraitre-en-fevrier/

 

Le Monte-en-l’air

2 rue de la mare

Paris 75020

28/02/2012 - Commenter

L'Amour en 1900

27/02/2012 - Commenter

Ça barbote

Ça barbote et ça soupire… ICI !

Merci Monsieuye Am Lepiq

27/02/2012 - Commenter

25/02/2012 - Commenter

Lesbia, de Catulle Mendès

I

Ce jour-là, lorsque la fille du sénateur Metellus Celer, appelée par les uns Clodia, Lesbia par les autres, se montra sur la Voie Sacrée, dans sa litière ouverte que portaient quatre noirs, un long murmure d’admiration, de l’Amphithéâtre au Colisée, s’étendit comme un pétillement de paille qui prend feu. Ceux qui la regardaient de tout près, levaient les bras, avec des exclamations de plaisir ; ceux qui étaient trop loin pour la voir, ne témoignaient pas moins de joie, convaincus, par le contentement des autres, qu’il y avait lieu de se réjouir. Ce fut, dans la foule, un arrêt de choses commencées, un oubli des intérêts personnels. Des chevaliers, déjà sur l’âge, ainsi qu’on le pouvait conclure de leurs mentons rasés, cessèrent de faire signe aux frêles adolescents qui rôdent, frisés et parfumés, des mouches aux coins de l’oeil et de la bouche, en retroussant leur toge ; ces jeunes hommes eux-mêmes omirent un instant de tenir érigé, au-dessus de leur main ramassée en boule, le doigt du milieu, nommé le doigt infâme. Les lenons, qui creusaient du style la cire de leurs tablettes, n’achevèrent pas d’écrire les ordres que leur donnaient tout bas de riches étrangers, ou les noms des jeunes mérétrices nouvellement arrivées à Rome que leur signalaient de vieilles esclaves ; on vit les forts gladiateurs qui passent deux à deux, les jambes et les bras nus, dans un frémissement d’acier, s’arrêter, le poing sur la hanche, la bouche ouverte par un gros rire. Mais l’émotion fut grande surtout parmi les Fameuses et les Précieuses ; celles qui laissaient traîner sur le pavé leurs robes bariolées et tenaient au-dessus de leurs fronts des parasols de soie pourpre aux franges d’or, celles qui, debout dans des chars attelés de mules d’Espagne, dressaient leurs jeunes têtes fières où les cheveux nattés s’entremêlaient d’émeraudes, celles aussi, assises sur le dos d’un esclave abyssin, qui jonglaient avec des boules d’ambre ou d’ivoire pour se lisser ou se fraîchir les mains, oublièrent que c’était l’heure d’inviter les passants aux plaisirs du soir, par la lascive langueur des yeux, par de muets mouvements de lèvres prometteuse de tous les baisers, par le rejoignement, en un cercle étroit qui a l’air de donner une mesure, du pouce et de l’index. Même la curiosité faisait sortir très vite des bois qui verdissent auprès du Colisée ces méprisables prostidules qui sont inscrites sur le registre de l’édile ; elles accouraient pour admirer Lesbia, les cheveux défaits, à demi rhabillées, suivies par des hommes à la toge mal ragrafée, qui avaient l’air penaud de quelqu’un à qui sa maîtresse vient de dire : «Lève-toi donc ! j’entends le pas de mon mari !» Les matrones elles-mêmes, bien qu’elles feignissent le plus souvent, lorsqu’elles se promenaient sur la Voie Sacrée, de dédaigner les Précieuses, ne purent s’empêcher de tourner la tête vers la litière de Clodia ; et la vieille Origo, issue d’ancêtres austères, celle que la foule un jour faillit lapider parce qu’on l’avait surprise en adultère dans le temple de Vénus théatine, entre Valérius, tribun du peuple, et Lysiscon, paysan de Sicile, fut distraite au point qu’elle ne termina point le marché commencé, – deux cents sesterces pour une nuit, – avec un robuste esclave gaulois dont les plus difficiles avaient été satisfaites. Lire la suite »

23/02/2012 - Commenter

Louis Beroud

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