Les âmes d'Atala

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29/07/2011 - Commenter

Les lècheuses

Dans le Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques (Serious publishing, 2011) paru sous la direction de Christophe Bier, Denis Maillé a relevé la note sur Les Lécheuses, film de Jean Luret. Rédigée par Alain Minard, elle évoque la figure du réalisateur, épuisé et à court d’idées, qui aurait soudain une révélation : “Devant lui sur les étagères, les bobines de ses précédentes oeuvres,
soit 30 à 40 heures. Luret ferme les yeux. Lentement remonte en sa mémoire un souvenir de lycée : le prof parle avec passion de Raymond Queneau et de son équation fulgurante : 10 sonnets = 100 mille milliards de poèmes. L’Homme aimé des dieux connaît une fois dans sa vie cette intuition fulgurante qui lui permet de redevenir maître de son destin. Les bobines sont là devant lui. Quel besoin de tourner de nouvelles séquences ? Il suffit de monter, remonter ; faire disparaître les plans où surgit X pour le remplacer par Y, changer la voix off, enregistrer de nouveaux dialogues, la femme devient la maîtresse, le mari l’amant, le garagiste le critique d’art, etc. Plus besoin de tourner un seul mètre de pellicule. Luret est le démiurge du Film infini, sans début ni fin, qui défile devant nos yeux éblouis jusqu’à la fin des temps.”

 

La lettre Avbqueneau…

28/07/2011 - Commenter

Je suis, je suis ?

Né en 1869, d’origine protestante par son père et catholique par sa mère, je suis, je suis ?

La réponse ici !

 

27/07/2011 - Commenter

Avignon par Jean-Paul Damaggio

Le Festival d’Avignon OFF ce n’est pas comme on l’entend parfois, Paris prenant ses quartiers d’été à Avignon. La France entière est là. Des Conseils Régionaux ont même des lieux de référence. Et la tendance c’est que le monde entier vienne s’ajouter à cet univers : Italiens, Espagnols mais aussi Chinois, etc. Et ça fait du monde.

Ce festival n’est pas que celui du théâtre mais de tout les arts vivants : marionnettes, cirque, danse, musique, lectures, chanson-poésie, spectacle jeune public, etc. Et ça fait du monde.

Ce festival est un symptôme, celui de l’émiettement du monde. Toujours plus de troupes comme il y a toujours plus d’écrivains, de musiciens, d’artistes, de blogs, de partis politiques (malgré le manque de membres), de syndicats, d’associations etc. Et ça fait du monde.

Le Festival d’Avignon OFF c’est internet avant la lettre. Des centaines de spectacles possibles et il reste au spectateur à faire ses choix dans un catalogue qui respire seulement l’auto-promotion. La quantité tuant la qualité ? Comme la surinformation tuant l’information ? Comme la surconsommation tuant la consommation ? La réponse ne tient pas dans une limitation possible mais dans un effort d’éducation permettant de donner à chacun la liberté de choisir. Le problème est de réorganiser globalement le système éducatif mais on est très loin du compte. J’ai même envie de dire que le monde s’est inversé : hier l’école donnait des repères solides dans un monde simple et aujourd’hui l’école ne donne plus de repères dans un monde éclaté !

 

Lieu de l’art, Avignon pose donc en des termes nouveaux la fonction de l’art.

Première surprise : alors que le Festival In connaît quasi exclusivement la tragédie, le Festival Off met immanquablement en vedette la comédie. Molière est toujours la vedette avec 15 spectacles en 2011 alors que Shakespeare est à 7. Et parmi les auteurs contemporains Dario Fo ; avec 9 spectacles est le relais de Molière et pas seulement depuis qu’il est Prix Nobel.

Le comique dépasse les auteurs de référence pour irriguer des tas d’autres spectacles.

 

A quoi bon pointer cet écart entre le In et le Off ? Pour éviter les fausses oppositions.

Le In n’est pas le festival de l’élite contre le off plus populaire. Le In n’est pas le festival subventionné contre le Off plus artisanal.

Les troupes du Off sont le plus souvent largement subventionnées par les collectivités territoriales alors que le In est subventionné par l’Etat et les sponsors.

Le public du In croise en partie le public du Off et réciproquement.

Des artistes du In peuvent se retrouver dans le Off et le plus spectaculaire c’est le cas de Philippe Caubère qui jouera dans le In puis que j’ai entendu au Chêne noirs (dans le Off) se moquer du public du In, et pas celui d’aujourd’hui mais celui du temps de Vilar.

 

Toute société ayant ses élites et son peuple, l’écart ne peut que se retrouver face à l’art. A Avignon, l’originalité c’est que tout le monde est au rendez-vous. Aller à Avignon ce n’est pas aller au théâtre (acte circonstanciel lié à tel ou tel spectacle) mais c’est aller à l’aventure. Aventure culturelle et alors on en arrive à cette question : qu’est-ce que la culture ? Derrière le Festival In il n’y a pas que les élites mais la conception d’une culture comme grandeur. L’obsession c’est de créer le modèle du futur : les élites sont le modèle qui guide la société non par le prêche comme les religions mais par la culture. Le In, puisque le Off existe, peut se consacrer à cette fonction de « dérangement » de l’ordre établi : un dérangement qui cependant conforte l’ordre en question car il s’agit d’un ordre qui a besoin de tout changer pour que rien  ne change.

 

Le Off devient alors le lieu de l’amusement, du divertissement, de la répétition, du classique, du spectacle réduit au spectacle. Les 5 pièces de Brecht du Off ne représentent rien de la modernité ? Attention, je ne demande pas du Brecht dans le In, ça serait un massacre…

 

Et enfin les médias, les chercheurs de spectacles. Le point crucial du Festival Off c’est celui des accréditations qui permet à des centaines de personnes (journalistes, organisateurs des spectacles, comédiens etc.) de suivre gratuitement le Festival. Le Festival devient une immense caisse de résonnance, le lieu d’un marché unique, la piste d’envol etc. C’est aussi vrai pour le In : y passer c’est l’accès à une certaine notoriété. Tout au long de l’année, les villes de France sont irriguées de théâtre par le Festival d’Avignon. On va à Avignon mais très souvent, c’est Avignon qui indirectement vient à vous.

 

Le tableau serait incomplet sans la joie des commerçants, des loueurs de salle, et tout un domaine économique qui fait son beurre sur ce Festival.

25-07-2011 Jean-Paul Damaggio (Editions La Brochure)

 

Nous on vous conseille d’aller voir Clara 69, interprétée par Julia Ragain de la compagnie Ta Zoa

du 8 au 30 juillet
relâche les lundis 11, 18, 25

à 18h00

à Présence Pasteur
Lycée Pasteur
rue du Pont Trouca
Avignon

Photobucket

24/07/2011 - Commenter

Accident de Tramway

21/07/2011 - Commenter

Amer#2 bientôt épuisé

Fillette défigurée par un bull terrier

 

Samedi soir, la fillette a été grièvement mordue au visage par un bull-terrier appartenant à des amis de ses parents. Il y a environ un an, le chien, un mâle âgé de 7 ans, s’en était pris au cadavre de son maître – mort de causes naturelles une quinzaine de jours auparavant – pour se nourrir.

Dans la mesure où il avait agi par « instinct de survie » et qu’il ne s’était pas attaqué à quelqu’un de vivant, il n’avait pas été signalé comme « mordeur », et il n’avait pas été décidé de tuer l’animal. La mère de la fillette et le propriétaire de l’animal ont déposé plainte contre la SPA du Boulonnais, où l’animal avait été adopté.

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