21/03/2011 - Commenter
L’homme armé par Alain Gnaedig
L’homme armé
par Alain Gnaedig
Couverture de Nicolas de Crécy
Andrew MacLachlan n’est pas de ces hommes qui renoncent. Ce grand et vigoureux vétéran de la guerre de Crimée, qui descend de huguenots émigrés en Écosse, exerce son métier d’inspecteur de police à Édimbourg avec un instinct et une obstination qui le font craindre. Et lorsqu’il tombe sur une affaire où le Mal en personne semble s’être incarné, dissimulé sous plusieurs identités, il va faire montre d’une ténacité qui le mènera jusqu’à Londres et Paris, au coeur d’un monde de faux-semblants, de crimes et d’illusions mortelles.
Dans l’ambiance d’un XIXe siècle finissant, à la manière de ces romans-feuilletons haletants où les machinations succèdent aux scènes de vengeance, L’Homme armé, roman noir hanté par l’idée du Destin, nous projette dans une intrigue digne de Stevenson, y ajoutant cet ingrédient pur malt : l’ironie. Mieux qu’un hommage aux lettres écossaises, un vrai plaisir romanesque.



Journaliste influent à la plume acérée, critique d’art doté d’une espèce de prescience, romancier novateur, dramaturge à succès, Octave Mirbeau, le grand démystificateur (1848-1917), a mis sa plume d’une incomparable efficacité au service de ses valeurs éthiques et esthétiques (la Vérité, la Justice et la Beauté), a été en contact avec tous les acteurs majeurs de la France de la Belle Époque et y a joué, dans le domaine de la presse, des lettres, des beaux-arts et des luttes politiques et sociales, un rôle éminent, qui a été longtemps occulté. On redécouvre aujourd’hui son génie d’écrivain, la richesse et la modernité de ses œuvres et les multiples facettes de l’intellectuel engagé, et on ne cesse de le rééditer, de le traduire en toutes langues et d’étudier tous les aspects de son œuvre littéraire et de ses grands combats.