Les âmes d'Atala

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28/02/2011 - Commenter

26/02/2011 - Commenter

CAPHARNAÜM #2

Capharnaüm 2 Capharnaüm n°2
Revue
été 2011
14,5 x 22 cm
112 pages
13,50 euros
isbn 978-2-912667-92-2
> Lire les premières pages
Au sommaire de ce n°2 :

La seconde livraison de la revue Capharnaüm est entièrement consacrée à la publication de la correspondance de Jean-Pierre Martinet avec Alfred Eibel.

Printemps 1971. Jean-Pierre Martinet a 27 ans, il a terminé l’IDHEC, l’école du cinéma, et travaille à l’ORTF comme assistant-réalisateur, il est plein d’espoir, rêve de cinéma et un peu de littérature. Alfred Eibel, lui, a 39 ans, il est journaliste et rêve de lancer sa maison d’édition. Ils ont un ami commun, Michel Marmin, qui les enrôle tous les deux dans son rêve à lui: une revue littéraire, Matulu. Coup de foudre immédiat entre Jean-Pierre et Alfred. Un point de départ.
Printemps 1979. Matulu est mort depuis longtemps. Alfred Eibel est devenu éditeur et Jean-Pierre Martinet n’a jamais fait de cinéma. Il a juste écrit deux romans, la Somnolence et Jérôme, deux fiascos. Dégoûté par la télé, il a démissionné, il est retourné chez sa mère, à Libourne, où il attend une rentrée d’argent qui lui permettrait d’ouvrir une petite librairie. N’importe où, sauf à Paris. Les deux inséparables sont séparés, ils commencent à s’écrire.

Sombres, désespérées, belles, ces lettres nous montrent un écrivain à la dérive qui a fini par ouvrir une petite maison de la presse à Tours grâce à laquelle il vivote. Il parle littérature, cinéma, de ses goûts et surtout de ses dégoûts, de son écriture aussi, un peu. D’autant que la publication en 1987 de l’Ombre des forêts (la Table Ronde) et de Ceux qui n’en mènent pas large (le dilettante), lui redonne, une dernière fois l’espoir de trouver quelques lecteurs. Mais ce seront encore des échecs… Il ne s’en relèvera pas, il n’a plus la moindre illusion, il ne lui reste alors plus que l’alcool.
La trentaine de (longues) lettres inédites que nous publions ici constitue l’unique témoignage de première main sur la vie de Martinet que nous ayons à ce jour.

Extrait:
«C’est vraiment un piège à la con, la littérature : moi, par moments, ça me flanque la nausée, je t’assure (et ce n’est pas de la littérature!). [...] Oui, un piège à cons, il n’y a pas d’autres mots: tout ce mécanisme, les relations auteur/éditeur, oui, tout cela, quelle pitoyable comédie (et en plus elle se joue devant une salle vide!). On a parfois l’impression que l’écriture est le dernier refuge de ceux qui ne savent rien faire: statut pas très glorieux, il faut bien le reconnaître, surtout quand le succès n’est pas au rendez-vous, comme c’est presque toujours le cas. La dernière fois que j’ai réellement éprouvé du plaisir à écrire (une jouissance, oui, même si le mot est bien galvaudé), cela remonte à Jérôme (qui est, comme par hasard, ce que j’ai fait de mieux). Tu vois que cela ne remonte pas à hier!… »


Il n’y a pas d’abonnement à Capharnaüm : vous le trouverez en librairie ou vous pouvez la commander directement en écrivant aux excellentes éditions  Finitude : (
editionsfinitude@free.fr). Envoi franco de port.

26/02/2011 - Commenter

La Poétique romanesque de Joris-Karl Huysmans

Stéphanie Guérin-Marmigère, La Poétique romanesque de Joris-Karl Huysmans, Paris, Champion, coll. Romantisme et modernité, 2010.

La poétique romanesque de Joris-Karl Huysmans (1848-1907) témoigne à la fois de la crise qui affecte le roman à la fin du XIXe siècle et de la spécificité littéraire de son œuvre. En centrant l’analyse sur les techniques d’écriture, cet ouvrage propose de libérer la réflexion des périodisations esthétiques et biographiques et de faire apparaître un écrivain soucieux de préserver sa singularité. À la lumière des grands champs d’étude de la poétique romanesque (paratexte, intrigue, personnage, chronotope, discours, réception), le système interne de l’œuvre révèle un romancier hostile aux formules, toujours enclin aux expérimentations.

L’examen des composantes du récit démontre en effet l’exploration de voies parallèles qui remettent en cause le positivisme zolien et attestent un questionnement générique permanent. En orientant ses interrogations vers les « galeries abandonnées ou inconnues » (Baudelaire) d’une intériorité en proie aux pathologies psychiques, aux sollicitations du rêve, aux manifestations énigmatiques de la conversion, Huysmans s’assigne des objets d’étude inédits : le champ littéraire s’ouvre à l’inconscient et à la spiritualité. Intimisme, réévaluation du passé, recherche de savoirs et de langages oubliés sont alors des vecteurs de singularité formelle et – paradoxalement – de modernité.

536 p., 105 €.

(infos : site Société Huysmans)

25/02/2011 - Commenter

Colloque Gide

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Laboratoire BABEL
Salles Bonaparte et Raimu 1 – Niveau 2 Lire la suite »

25/02/2011 - Commenter

EUPHONIA

Le compositeur Michaël Levinas et le metteur en scène Jean-Louis Martinelli travaillent sur une  création inspirée du recueil de lettres d’Hector Berlioz, “Euphonia”. L’œuvre sera présentée en 2011 avec, dans le rôle du chef d’orchestre, François-Xavier Roth. “Euphonia” est un court roman épistolaire de Berlioz paru dans la “Gazette musicale” en 1844, sous forme de feuilleton. L’action qui se déroule deux cents ans plus tard raconte l’histoire d’une utopie, celle d’une ville entièrement dédiée à la musique…

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