Les âmes d'Atala

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31/12/2008 - Commenter

Des Barbares

Ils n’ont rien de très barbares, d’autant qu’ils ne sont que deux, mais disons que ça sonne plutôt bien aux oreilles des civilisés. Les barbares, voyez-vous, ont une maison. Une maison d’édition, oui. Sans comprimission et sans compromis. C’est ce qu’ils disent en tous cas.  Car les barbares, de nos jours, communiquent. Mais qui sont-ils, nous demanderez-vous, puisqu’ils ne sont que deux ? Nous n’avons pas l’habitude de répondre à ce genre de question, même sous la contrainte, mais puisqu’eux-mêmes le disent à qui veut bien l’entendre, en voici l’écho : Des barbares a été  créée par Eric Dussert et Christian Laucou, qui ne sont pas des inconnus.   Fondée en 2007, on nous dit qu’elle a peu de passé, mais que l’avenir s’ouvre devant elle. Et l’avenir, c’est déjà demain, puisque Des Barbares nous l’annoncent, Spriridon le Muet sortira en librairie en janvier 2009. Mais une souscription est dores et déjà ouverte : en échange d’un chèque de 20 neurones,  à l’ordre du très barbare Christian Laucou, (37 bis, rue de Montreuil — 75011 Paris), et ce jusqu’au 31 janvier de l’année prochaine, vous recevrez la bête. On a connu plus barbare. Et moins cher. Mais l’édition, notamment indépendante, a un prix. Nous ne le savons que trop.

Bref, on ne pouvait pas finir l’année sans en parler !

 

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30/12/2008 - Commenter

Pierre Loti

30/12/2008 - Commenter

Cadeaux

 

Si une amie vous donne une bague, mettez-là au doigt dont vous vous servez habituellement pendant vos solitudes voluptueuses. C’est une attention délicate.

Pierre Louÿs, Manuel de civilité

 pour les petites filles

 à l’usage des maisons d’éducation

30/12/2008 - Commenter

Forcènerie

Forcènerie nom féminin

Acte de forcené. Comme donc je me plains de ma forcènerie. (Régnier)

30/12/2008 - Commenter

Manucius éditions

Les éditions Manucius se présentent ainsi :

« Au début du XVIe siècle, Aldo Manuzio dit Manuce, humaniste vénitien, fonde sa propre imprimerie et lance un programme de publications qui va fournir quelques-uns des plus beaux volumes de l’histoire de l’édition.

Non content d’exhumer les auteurs grecs et latins classiques dont il respecte scrupuleusement le texte original afin de laisser le lecteur « converser librement avec les morts glorieux », Alde s’entoure des plus fameux intellectuels de son temps qui décident collégialement des publications à venir. Il sera, entre autres, l’éditeur d’Érasme et de Dante.

Les bibliothèques d’aujourd’hui recèlent bien des livres tombés dans l’oubli. Si le temps discrimine le plus souvent avec justice, il n’en demeure pas moins qu’il est parfois bien difficile de se procurer certains textes.
Devant ce constat, l’objectif des Éditions Manucius est de republier ces écrits, de restituer au public une part de notre patrimoine oublié mais aussi de transmettre au lecteur contemporain un peu plus que de « la matière brute ».
Autour d’un collège d’universitaires et de spécialistes responsables de collections, nous avons conçu un programme de publications de référence.
Les textes seront reproduits à l’identique quand cela sera nécessaire, toujours accompagnés de transcription en caractères modernes, et présentés avec un appareil critique (préfaces, index, glossaire, etc.) pour une appréhension pertinente par le lecteur contemporain.

Mais les Éditions Manucius, fidèles à la tradition inaugurée par Alde Manuce, ne se contenteront pas d’exhumer des ouvrages anciens et fondamentaux, elles publieront également des textes contemporains, libres, vigoureux et modernes (collection Le Marteau sans Maître). »

 

Pour notre part, nous avons été séduit par le papier, la présentation et le catalogue des ouvrages proposés par cette jolie maison d’édition dont voici une petite recension des meilleurs titres publiés à nos yeux.

 Nous commençons avec un curieux texte d’Octave Uzanne tout en prémonitions.  L’auteur de Sports et transports en France et à l’étranger : la locomotion à travers l’histoire et les mœurs, des Contes pour les bibliophiles,  de La Bohème du cœur, souvenirs et sensations d’un célibataire, ou des Zigzags d’un curieux : causeries sur l’art des livres et la littérature d’art  disserte sur la fin des livres. Car vous le savez : TOUT A UNE FIN ! Cela donne lieu à de belles images.

 

La fin des livres
Octave Uzanne

«Si par livres vous entendez parler de nos innombrables cahiers de papier imprimé, ployé, cousu, broché sous une couverture annonçant le titre de l’ouvrage, je vous avouerai franchement que je ne crois point, que l’invention de Gutenberg puisse ne pas tomber plus ou moins prochainement en désuétude.
Je crois que si les livres ont leur destinée, cette destinée, plus que jamais, est à la veille de s’accomplir, le livre imprimé va disparaître. Ne sentez-vous pas que déjà ses excès le condamnent?
Je crois donc au succès de tout ce qui flattera et entretiendra la paresse et l’égoïsme de l’homme; l’ascenseur a tué les ascensions dans les maisons ; le phonographe détruira probablement l’imprimerie. Il y aura des cylindres inscripteurs légers comme des porte-plumes en celluloïd, qui contiendront cinq et six cents mots et qui fonctionneront qui tiendront dans la poche; toutes les vibrations de la voix y seront reproduites. Soit à la maison, soit à la promenade, en parcourant pédestrement les sites les plus remarquables et pittoresques, les heureux auditeurs éprouveront le plaisir ineffable de concilier l’hygiène et l’instruction, d’exercer en même temps leurs muscles et de nourrir leur intelligence, car il se fabriquera des phono-opéragraphes de poche, utiles pendant l’excursion dans les montagnes des Alpes ou à travers les Cañons du Colorado.
Après nous la fin des livres!»

Octave Uzanne
1894

 

12x16cm – 50p – 5€

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