Les âmes d'Atala

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18/09/2008 - Commenter

Qu'entendez-vous par "l'honnête cambrioleur" ?

Ce n’est pas que par copinage que nous vous encourageons à consulter le blog de Jean-Marc Delpech consacré à Alexandre Jacob ; il y a de la verve dans ces contrées là. Ce qui n’empêche pas quelques amitiés !

 

http://www.atelierdecreationlibertaire.com/alexandre-jacob/2008/08/l%e2%80%99amer-le-tragique-et-l%e2%80%99honnete/

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17/09/2008 - Commenter

La Fausse enfilade

La femme étant fatiguée de jouir, tandis que l’homme désir encore, est couchée sur le côté, l’homme couché aussi s’approche d’elle par-derrière, lui fourre son vit entre les cuisses, qu’on lui ferme pour le moment, agit comme s’il était entré dans le cul ou dans le con et fout gravement ces cuisses en remuant de même palpant de ses mains pour augmenter l’illusion tous les appas de la belle, qui lui tourne seulement le visage, pour pouvoir faire langue fourrée, tandis qu’elle serre et remue légèrement les cuisses, sur lequel le vit excité par le frottement des poils du con et du satin de ses cuisses, ainsi que par le toucher des fesses rondes, blanches et douces, lâche bientôt les écluses amoureuses.

Instruction libertine, Anonyme, 1868 environ.

 

 

Le titre complet est : Instruction libertine ou Dialogues entre Charles et Justine sur la Théorie physique de l’Amour et les diverses manières de s’en procurer les plaisirs matériels. La Musardine vient de publier cet érotique en surtitrant avec la délicatesse commerciale que nous leur connaîssons : Le Kama Sutra de nos aïeux. Nous ne commenterons pas. Pia avait indiqué l’existence d’un exemplaire de ce livre rarissime dans sa Bibliographie. Louis Perceau, par contre n’en a dit mot dans la sienne de bibliographie, Celle du roman érotique au XIXème siècle. Jules Gay quant à lui a décrit le manuscrit dans sa Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour, aux femmes et au mariage, et Gershton Legman en a déniché une contrefaçon anglaise, The Horn Book. L’auteur ? Difficile de le dire ! Pauvert indique dans sa Préface qu’Henry Spencer Ashbee en a attribué la paternité, dans son Index librorum prohibitorum, à Duponchel, Hankey et Bégis (ceux de l’Ecole des biches). C’est à peu près tout ce que nous savons de cet ouvrage qui n’avait jusqu’alors jamais été imprimé à proprement parler, le texte ayant été entièrement calligraphié à la main, puis imprimé lithographiquement à quelques dizaines d’exemplaires. A lire dans le bus.  

13/09/2008 - Commenter

Les en-dehors

 info : Alexandre Jacob

 

Le 14 septembre 2008. A 19h, bibliothèque Infokiosque. A Saint Jean du Gard, dans les Cévennes, pas loin d’Alès. Plus précisément au 152 Grand Rue. Venez écouter Anne Steiner. L’auteure des En-Dehors (éditions de L’Echappée, 2008) parlera de ces anarchistes individualistes et illégalistes de la Belle Epoque.   La veille, samedi 13 septembre, Anne Steiner, invitée par le CIRA, sera à Marseille :

 Les en-dehors, anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Epoque

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12/09/2008 - Commenter

Histoires litteraires…

Pour commander Histoires Littéraires : 32 avenue de Suffren, 75015 Paris

http://www.histoires-litteraires.org/

11/09/2008 - Commenter

Un peu de linguistique

Esthétique de la langue française, texte présenté, établi et annoté par Gabriella Carpinelli. Préface de Giovanni Dotoli, « Biblioteca della ricerca. Linguistica 27 », Schena Editore et Alain Baudry & Cie Editeur, 2008

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11/09/2008 - Commenter

Soutenance

 

Vous connaissez Julien Schuh, vous aimez Jarry, vous n’avez jamais visité la Sorbonne, vous adorez voir souffrir les gens, vous ne savez pas quoi faire le vendredi 17 octobre 2008 à 14 heures, alors rendez-vous le jour dit dans la Salle des Actes, en Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris pour assister à la soutenance de la thèse de doctorat en Littérature française de Julien Schuh intitulée : Alfred Jarry – Le Colin-Maillard cérébral. Étude des dispositifs de diffraction du sens,  sous la direction de M. le Professeur Bertrand MARCHAL, Université Paris IV – Sorbonne. Le jury se compose de M. le Professeur Émérite Patrick BESNIER, Université du Maine, M. le Professeur Michel JARRETY, Université Paris IV, M. le Professeur Vincent JOUVE, Université de Reims Champagne-Ardenne, M. le Professeur Bertrand MARCHAL, Université Paris IV.

10/09/2008 - Commenter

La fée verte

Absinthe. Plante vivace, dont les feuilles sont fort amères ; on la trouve dans toute l’Europe ; dans le Nord, on en fait un vin appelé vermouth.

Il y a deux sortes d’absinthe : la grande absinthe, appelée absinthe romaine ; la petite appelée absinthe pontique ou petite absinthe ; on connaît aussi cette plante sous le nom d’absinthe marine, on mange avec plaisir celle qui vient sur le bord de la mer et sur les montagnes, et c’est à cette dernière surtout, que la chair des animaux doit ce goût si estimé des gourmands connu sous le nom de pré-salé.

Quoique tous les dispensaires vantent l’absinthe comme fortifiant l’estomac et aidant la digestion, quoique l’école de Salerne recommande l’absinthe comme un préservatif du mal de mer, il est impossible de ne pas déplorer les ravages que l’absinthe a fait depuis quarante ans, parmi nos soldats, et parmi nos poètes, et il n’y a pas un chirurgien de régiment qui ne nous dise que l’absinthe a tué plus de français en Afrique que la flitta, le yatagan, ou le fusil des Arabes.

L’absinthe, parmi nos poëtes bohèmes, a reçu le nom de muse verte ; plusieurs qui n’étaient pas des derniers, par malheur, sont morts des embrassements empoisonnés de cette muse. Hégésippe Moreau, Amédée Roland, Alfred de Musset, notre plus grand poëte après Hugo et Lamartine, ont succombé au désastreux effet de cette liqueur.

Cette fatale passion de Musset pour l’absinthe, qui peut-être d’ailleurs a donné à ses vers une si amère saveur, a fait descendre la grave Académie au calembour par approximation ; en effet, de Musset manquait beaucoup de séances académiques, ne se reconnaissant point en état d’y assister.

“En vérité, dit un jour à M. Villemain un des quarante, ne trouvez-vous point qu’Alfred de Musset s’absente un peu trop ?

-Vous voulez dire s’absinthe un peu trop.”

Mais l’absinthe a pour elle un défenseur compétent, c’est l’auteur des Mémoires de la marquise de Créqui, lequel prétend qu’un petit verre d’absinthe au candi ne peut qu’aider à la digestion. Voici la recette qu’il donne :

Crème d’absinthe au candi. Prenez eau-de-vie, 8 litres ; sommités d’absinthe rectifiée, 500 grammes ; zestes de 4 citrons ou oranges, eau de rivière ; sucre, 3 kilogrammes 500 grammes.

Vous distillez au bain-marie l’eau-de-vie, l’absinthe et les zestes, pour retirer quatre litres de liqueur ; lorsque le sucre est fondu, vous opérez le mélange que vous filtrez.

L’absinthe est défendue maintenant dans toutes les cantines militaires.

 

Alexandre Dumas, Le Grand Dictionnaire de cuisine.

 

8/09/2008 - Commenter

Mort aux vaches…

 

 

Cette expression n’est pas seulement une jolie chanson du répertoire anarchiste de la fin du dix-neuvième siècle, reprise magistralement par le groupe punk français Parabellum. C’est aussi une déclaration d’amour à l’adresse de la marée-chaussée. Elle daterait de la guerre de 1870.

La petite histoire raconte que l’apparition de l’invective correspond à une époque où l’on trouvait inscrit sur les guérites des gardes-frontières allemands le mot ‘Wache‘ qui signifie “garde” en schleu.

Comme on sait que les français sont généralement très doués en langue étrangère et qu’ils vouent un amour incommensurable pour leurs voisins teutons,  le ”mort aux Wache” serait devenu le subtil “mort aux vaches” que nous connaissons tous et toutes aujourd’hui.

Sauf que cela ne s’adresse plus à nos cousins germains mais à d’autres porteurs d’uniformes qui ont remplacé dans notre coeur le casque à pointe d’hier.

 

Allez, pour la Santé et tous ceux et toutes celles qui y croupissent, un dernier :

MORT AUX VACHES ! 

7/09/2008 - Commenter

On brade !

braderie de lille en 1900

chinée sur un site de vieilles cartes postales

5/09/2008 - Commenter

Grève générale

*Déposseder les possédants*
La grève génèrale aux “temps heroïques”
du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906)`

 

 

Textes réunis et présentés par Miguel Chueca, Edouard Berth, Henri Girard, Jean Jaures, Hubert Lagardelle, Paul Louis, Fernand Pelloutier, Emile Pouget, Georges Sorel, Henri Van Kol

On ne sait plus grand-chose de ce que furent les origines du syndicalisme français, et notamment du débat qui vit s’affronter les porte-paroles du tout jeune mouvement syndical et ceux du socialisme politique, alors faible et divisé. Comme on a oublié la différence radicale entre le socialisme par en haut et le socialisme par en bas, fonde sur la grève génèrale. Ce recueil permettra de mieux connaitre la nature et les mobiles d’un mouvement qui tenta de donner à la classe ouvrière le sentiment de la formidable puissance dont elle dispose. Ce même sentiment qui, dès 1879, avait inspire à un ouvrier cette pensée : “Les patrons s’inclineront devant nous car nous sommes les producteurs, et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe.” Lire la suite »

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