Les âmes d'Atala

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31/08/2008 - Commenter

Mordre la queue

Nous fûmes un jour témoin d’une terrible bataille que se livraient deux chiens attelés sous une charrette de boulanger. L’un des deux combattants ayant probablement concience de son infériorité vis-à-vis de son adversaire, avait tout à coup cessé de se défendre. Son antagoniste en profita et le saisit à la joue sans vouloir le lâcher, malgré les cris et hurlements de douleur du maheureux animal maintenu de la sorte.

 

 

 

Cette récréation peu habituelle avait amené quantité de badauts qui naturellement y allaient chacun de leur petit conseil.

Le garçon boulanger frappait à tour de bras sur l’arrière train de l’irascible batailleur, un monsieur se servait de sa canne dans le même but au moment où nous intervînmes, attiré par le rassemblement en question.

Le chien ne lâchait toujours pas son pauvre compagnon de la beur, se bornant à grogner, tel un lion qui rugirait sous les coups qu’il reçoit. Que fîmes nous ? Après nous être rendu compte de ce qui se passait, nous priâmes le garçon boulanger et le monsieur à la canne de cesser de frapper de la sorte et conseillâmes au porteur de pains, de saisir la queue du chien happeur dans la bouche et d’y donner un bon coup de dent. Le brave garçon ne se le fit pas dire deux fois. Il saisit aussitôt le moignon de queue du chien en question et vlan ! y mordit à pleines dents. L’effet attendu se produisit instantanément. Sous la douleur cuisante de la morsure, l’animal avait lâché aussitôt sa victime.

 

 

La lutte était terminée du coup, le vainqueur ne s’occupant que d’une chose, se retourner pour essayer de lécher son appendice caudal endolori, dans lequel le jeune mitron avait dû mordre avec l’inscouciance de son âge, tel un enfant mordant dans un bâton de sucre d’orge !

C’est donc bien là la preuve que la queue du chien est chez lui l’un des organes les plus sensibles.

 

Joseph Couplet, Le chien de garde, de défense et de police.

31/08/2008 - Commenter

La Flagellation à travers le monde

Est indiquée dans le catalogue de la BNF l’information suivante : « Georges Grassal écrivit sous le pseudonyme Hugues Rebell. Il utilisa également, avec Hector France et Charles Carrington, le pseudonyme collectif Jean de Villiot ».

 

30/08/2008 - Commenter

Des prix

XIIe Colloque des Invalides :

 Des Prix

 

Le Douzième Colloque des Invalides aura lieu le vendredi 31 octobre 2008 au Centre culturel canadien (5, rue de Constantine, 75007 Paris) sur le thème « DES PRIX ».

Des prix, il y en a pour tout et pour tous (et toutes) : du Goncourt au Prix de Rome, en passant par les Prix de vertu, sans oublier les distributions des prix d’autrefois, ni le Prix de l’Arc-de-Triomphe toujours actuel. Les femmes, les enfants, les chevaux, les poètes et les romanciers : chacun pense y avoir droit. La grande et la petite histoires de ce chapitre essentiel des mœurs modernes méritent bien un colloque, dans l’esprit propre aux Invalides, qui ont célébré depuis douze ans, entre autres, les Ratés de la littérature, les Têtes de Turc, les Fous littéraires, et fait toute la lumière sur les Querelles et invectives ou sur les Curiosa… Nous en appelons donc aux chercheurs et aux curieux, aux détenteurs de secrets, amateurs de prix méconnus, défenseurs de lauréats oubliés, pourfendeurs de scandales étouffés, admirateurs de chefs-d’œuvre bafoués, fondateurs de distinctions ignorées, prétendants aux futurs lauriers… Pour ne pas être en reste, un jury spécial enrichira ce déjà vaste répertoire en décernant à son tour, par acclamation, le Grand Prix des Invalides à la communication jugée la meilleure par le public

Comme lors des précédents colloques des Invalides, les communications orales seront limitées à cinq minutes, avec une discussion illimitée dans le temps. Les propositions de communication sont à adresser à Jean-Jacques Lefrère (jeanjacqueslefrere@orange.fr) ou à Michel Pierssens (Michel.Pierssens@umontreal.ca).

Les Actes des précédents colloques des Invalides, Les À-Côtés du siècle (1997), Les Ratés de la littérature (1998), Les Romans à clés (1999), Les Mystifications littéraires (2000), Ce que je ne sais pas (2001), Les Fous littéraires (2002), Les Têtes de Turc (2003), Paris, sa vie, son œuvre (2004), La Censure (2005), Querelles et invectives (2006), Curieux curiosa (2007) sont disponibles en librairie ou auprès de l’éditeur : Du Lérot, 16140 Tusson.

30/08/2008 - Commenter

Lady Snowblood

29/08/2008 - Commenter

Littera necat

 

“Je suis convaincu qu’il y a des bons et des mauvais journaux. Je suis convaincu surtout qu’il y en a des mauvais. Et il y a aussi ceux qui sont bons et mauvais. Dans des proportions variées. J’admets qu’il y ait tout un échelonnement. J’admets que nous ferons une table des valeurs. Eh bien ce que je dis, c’est que ce n’est pas cette table des valeurs qui m’intéresse.

C’est le registre même où il se fait qu’elle est une table de valeurs.

Je suis convaincu qu’il y a des bons et des mauvais imprimés. Et peut-être beaucoup d’entre-deux. Je suis convaincu qu’il y a une bonne et une mauvaise presse ; et peut-être beaucoup d’entre deux. Ce qu’il y a de bon, c’est que la bonne presse est quelquefois mauvaise et peut-être souvent ; et que la mauvaise presse n’est jamais bonne. C’est toujours le même système de l’irréversibilité et de la dégradation continue. On perd toujours. On ne gagne jamais. Eh bien ce que je dis c’est que les mauvais journaux font infiniment plus de mal comme journaux que comme mauvais, la mauvaise presse fait infiniment plus de mal comme presse que comme mauvaise. Et c’est ici que nous rejoignons notre Bergson : une mauvaise idée toute faite est infiniment plus pernicieuse comme toute faite que comme mauvaise ; une idée fausse toute faite est infiniment plus fausse comme toute faite que comme fausse.”

 

Charles Péguy, Note conjointe

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