Les âmes d'Atala

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23/06/2008 - Commenter

Noireterre, J. de

Contre l’Etat. L’Administration, c’est le vol.

Soit 33 brochures (1884 à 1895), chacune précédée d’un cahier de 4 feuillets, in-8.

 

Démêlés de l’auteur avec l’administration et le presse locale.

Pendant onze ans, Noireterre envoya ses brochures aux journalistes, aux députés, aux ministres, harcelant également les présidents de la République successifs…

Déjà ébranlé par ses malheurs vrais ou supposés, comme par l’absence de réponse à ses lettres et à ses imprimés, Noireterre sombre bientôt dans la folie.

Il mélange de plus en plus ses propres affaires avec celles de la République, le ton exalté de ses philippiques se fait frénétique, il menace et prédit une mort violente à Casimir-Perier s’il ne gracie pas l’assassin du président Sadi Carnot, l’anarchiste Caserio…

La disposition typographique est souvent fantaisiste et la taille des caractères insolite ; la dernière et trente troisième brochure se termine par ses mots :

 

« A bas les lâches ! »

 

imprimés -comme de nombreux passages des autres brochures- en gros caractères. (D’après Catalogue Malombra).

 

André Blavier, Les Fous littéraires, Aux Editions des cendres, 2000, 674.

23/06/2008 - Commenter

III

21/06/2008 - Commenter

Revue « Le Grognard »

DU FIEL GODFORDOM !

La rouspétade est paraît-il une attitude très française ! Mon dieu, qu’est-ce à dire ? Que certains ignoreraient la grogne ? Alors quoi, ils seraient toujours contents et satisfaits ? Mais que devient un peuple heureux ? C’est forcément triste, non ?! Faut dire que l’acariâtre, l’atrabile, l’amer ont eu jusqu’ici mauvaise presse. Aussi se dépêchait-on de les affubler d’adjectifs ridicules : grognon se situe quelque part entre ronchon, grincheux et bougon, c’est vous dire ! Heureusement, le grognard est arrivé pour venger les bilieux et les fielleux. Plus offensif que le renaudeur, plus hargneux que le râleur, il rend ses plus belles lettres aux ressauteurs, rogneux et autres rescailleurs. Et lorsque le grognard s’ébaudit dans l’humeur la plus noire, nous applaudissons.

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21/06/2008 - Commenter

Barbey d’Aurevilly

Oui, c’est flou, et alors ? Cliquez dessus !

 

14/06/2008 - Commenter

Le grand dérèglement

LE GRAND DEREGLEMENT

Nous avons touché un mot de Guillotinez-moi, dans Amer#2. Aujourd’hui, toujours dans la série copinage, nous annonçons le nouvel essai de Patrick Wald Lasowski, intitulé Le Grand dérèglement, dans lequel vous découvrirez peut-être que le libertinage n’est pas seulement une attitude ou une théorie mais qu’il est aussi et surtout « un style, un rythme, un transport particulier dans le mouvement des corps et des idées, dans la circulation des textes et des postures ». Et c’est d’une langue stylée et rythmée, autant dire libertine, que Patrick Wald Lasowski nous transporte dans ce dix-huitième siècle emporté.

« En 1680, dans son Dictionnaire français contenant les mots et les choses, Pierre Richelet définit le libertinage comme « dérèglement de vie. Désordre ».
Dérèglement est le mot. C’est à travers lui, c’est à travers cette rencontre du libertinage et du dérèglement que le roman libertin du XVIIIe siècle s’approprie la peinture des plaisirs. La littérature romanesque n’est-elle pas la zone franche de la littérature comme le sexe est la zone franche du corps? Licence effrénée du roman. Il dérange les codes, renverse les usages, provoque les censeurs. Il est par excellence l’Irrégulier. « Femmes et filles plongées dans le désordre », il est impossible de garder « un silence profond sur vos dérèglements », écrit Diderot qui fait parler les bijoux pour faire entendre le désordre du monde. Chaque roman libertin rejoue à sa manière le jugement porté sur Le Portier des Chartreux : « Enfin toutes les règles du roman sont violées dans celui-ci : religion, mœurs, honnêteté, vérité, vraisemblance, rien n’est ménagé. » Si le roman a jamais eu de règles, s’il a souhaité s’en donner, les voici réduites à rien.
Le libertinage vient. »

Patrick Wald Lasowski, Le grand dérèglement. Le roman libertin du XVIIIe siècle, Gallimard, coll. « L’infini », Isbn : 978-2-07-011938-7

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